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PORT-AU-PRINCE, JÉRÉMIE.
Les ports (jui suivent, Nippes, Anse-à-Veau, Petit-Trou, Baradères, ontmoins d’importance commerciale; il suffirait d’une coupure de :20ü mètresà travers un istlime Las pour faire communiquer la haie des Baradèresavec la rade des Cayemiles. Au delà du Bec-à-Marsouin et des deux îles.Grande et Petite Cayemite, les deux villes de l'estel et de Corail, habitéessurtout par des pécheurs et des constructeurs de goélettes, sont les avant-ports de Jérémie, la cité principale de la péninsule, mais dépourvue d’unbon mouillage : les vents du nord y sont fort dangereux. La région envi-
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ronnante, bien cultivée, expédie des cafés, des eaux-de-vie et le meilleurcacao de l’île. Une des « habitations » de Jérémie fut la demeure patri-moniale de la famille d’Alexandre Dumas , le bon, grand et prodigue génieque Michelet appelait une « force de la nature ».
Plusieurs petites villes se pressent au bord des anses ouvertes à l’extré-mité même de la péninsule : Trou-Bonbon; les Abricots, située, dit lalégende, dans le, Paradis des Indiens, où les vieillards se faisaient porterpour mourir seuls et rentrer paisiblement dans le Grand Tout 1 ; Dame-Marie, dont le nom, peu à peu altéré, est deven u Dalmarie ; Anse-d’Hainault ;
1 Moreau de Saint-Méry, ouvrage cité; —Edgar La Selve, Le Pays des Nègres,