ILES li AIIA MA, CAÏQUES, Tl'UQl'ES.
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le point des Lucayes le plus peuplé est l’îlot dit Créât Uagged island,dans la traînée de caves appelées par les Espagnols cayos Jumentos ou« récits des Juments ».
Au sud de l’archipel le banc annulaire des Caïques ou Caicos a quelquesrares habitations sur les îles extérieures qui l’entourent. Créât Tnrk-islandet les îlots du même groupe ont également leurs colons. La végétationprincipale des îles Turques est une espèce naine de cactée (cactus covonatus)généralement désignée sous le nom de « tète de Turc », sa forme étant eneffet celle d’un crâne à chevelure blanche entouré d’un turban : de là.dit-on, le nom donné à ce petit archipel méridional des Bahama.
La population des Bahama s’accroît lentement, obéissant dans toutesses oscillations aux alternatives du commerce, aux bonnes ou mauvaisesrécoltes, au passage des ouragans, qui ruinent les jardiniers et enrichissentles naufrageurs; cependant le balisage et l’éclairage des parages dangereux,et surtout la substitution des navires à vapeur aux navires à voile, rédui-sent d’année en année les bénéfices de ces industriels. L’immigrationétant presque nulle, l’accroissement des habitants se fait surtout parl’excédent de la natalité, relativement forte 1 * 3 4 . La principale culture estcelle des fruits destinés à l’exportation, soit à l’état naturel comme lesananas* et les oranges, soit en confitures et en conserves. Les produits de lapèche, tortues, coquillages, perles, ambre gris, surtout les éponges 5 , con-tribuent à la prospérité commerciale des Bahamiens : les grandes co-quilles, destinées aux graveurs de camées, sont envoyées surtout en France .D’après Poxvles, cinq cents embarcations bahamiennes, montées par huithommes en moyenne, s’occupent de la pèche aux tortues et aux éponges.Le sel est aussi une des denrées rémunératrices de l’archipel, notammentdans les Caïques et les Turques, et si les tarifs d’importation s’y prêtaient,les salines, récemment concédées à des compagnies, aux dépens des insu-laires, pourraient amplement subvenir à toute la consommation des États-l'nis en sel marin*. L’activité des planteurs se tourne maintenant vers la
1 Mouvement de lu population de Bahama, sans les Caïques et les Turques, en 1888 :
Naissances : 1G87 ; morts : 1096. Excédent : 591.s Expédition des ananas en 1888 :
546 545 douzaines, d’une valeur de 1 052150 francs.
3 Valeur des éponges exportées de Bahama en 1888 : 1 227 825 francs.
4 Production du sel dans les Bahama en 1889 : 700 000 hectolitres.
xvn.
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