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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

hauteurs n’ont qu’un très faible relief'. Les grêles ne sont pas absolumentinconnues dans lesPelites Antilles, mais elles y sont encore beaucoup plusrares qu’à Cuba : à la Guadeloupe on n’a constaté qu’une seule fois lephénomène de la grêle, en 1805.

La flore micro-antilienne, fort riche en proportion de la faible surfacerelative des îles, et présentant mainte diversité même en des terres rappro-chées l’une de l’autre, entremêle les espèces d’origine septentrionale, méri-dionale, occidentale; même des plantes de l’Ancien Monde paraissent avoirfait partie de la flore primitive des Petites Antilles avant que les Européenssoient venus dans la contrée, introduisant des esclaves d’Afrique . Du reste,il est impossible aux botanistes de suivre l’historique des différentesespèces à plusieurs siècles en arrière : ils sont loin d’être d’accord pourles plantes cultivées dont les produits ont de l’importance dans le com-merce du monde. On sait de quelques espèces de cannes à sucre qu’ellessont importées, mais l'espèce trouvée par les premiers Français à Saint-Christophe, à la Guadeloupe, à la Martinique et à Saint-Vincent a tou-jours été considérée par eux comme indigène 3 .

De même on discute l’origine de certaines espèces animales. Quelle estla provenance du singe qui vivait naguère dans les bois de la Bnrbadc :d’après Robert Schomburgk \ ce serait une espèce américaine, tandis qued'après Eielden* il faudrait y voir au contraire un singe de l'Afrique occi-dentale, cercopithecus callilridius, que les traitants de la Guinée auraientintroduit dès les premiers temps de la colonisation et qu’on retrouveaussi à Saint-Chris ’ e, à Nevis , à la Grenade 5 . Chaque île a sa faunespéciale : sur 128 espèces d’oiseaux recueillies par Ober dans un voyage dedeux ans, il en est 7 seulement qui soient communes à toutes les PetitesAntilles , et 52 sont des formes n’existant que dans une seule terre. Ileocéanique, n’ayant jamais été rattachée au continent, la Barbade n’auraitreçu sa faune et sa flore que par les vents, les courants, les oiseaux etl’homme. Mais si les îles de la Micro-Antilie ont acquis, surtout à uneépoque récente, des espèces qui leur étaient étrangères, d’autre part, elles

1 Pluies des Darbadoes :

I)e 0 à 60 mètres. 1",1I9

De (>0 à 120 mètres. I”,169

De 120 à 180 mètres. l m ,52l

8 Labat, ouvrage cité.

3 History of B/irbadoes.

* Nature, Eebruary 15, 1890.

5 Sclater, Nature, Eebruary 20, 1890;

De 180 à 240 mètres. 1",500

De 240 à 500 mètres. 1", 152

De 500 à 517 mètres. 1 ”, 178

iRawson, Report ou the Rainfalls.)

- Ober, Camps in the Carribbees.