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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
production se sont déplacés. Cependant la culture par excellence, de nosjours comme au siècle dernier, est celle de la canne à sucre : le capitalemployé dans cette industrie est évalué à 1:250 millions de francs. La Gua-deloupe, la Martinique, la Barbade produisent même une quantité desucre plus considérable par année moyenne qu’elle ne le fut aux époquesles plus fructueuses de l’ancien régime. Le cafier, qui jadis donnait à laMartinique des produits si appréciés, n’est la culture principale dansaucune des îles, tandis que le cacaoyer a pris le premier rang dans les plan-tations de la Grenade. Monserrat, la Dominique préparent le jus de citron.Saint-Vincent s’adonne surtout à la production des fécules, et l’industriecroissante dans la plupart des îles anglaises est la cueillette des bananes,des oranges, des noix de coco et de kola, et autres fruits. Ensemble, lesrécoltes des Petites Antilles représentent une valeur annuelle d’environ200 millions de francs et donnent lieu à un mouvement de navigationcommerciale évalué pour l’entrée à 2 millions de tonnes.
il
11,ES ET ILOTS
SOMBRERO, THE DOGS, ANGUILLA
La terre la plus septentrionale de la Micro-Antilie, Sombrero, apparaîtde loin comme un « chapeau « grisâtre flottant sur la mer. Ce n’est qu’unrocher, considéré comme sans valeur aucune jusqu’au jour où des in-dustriels américains vinrent en exploiter les couches de guano, reposantsur des assises de calcaire phosphaté ayant encore plus d’importance pourla restauration des terrains épuisés. La Grande-Bretagne ne pouvait aban-donner une île aussi précieuse, et après de longs pourparlers diplomatiqueselle obtint en effet que Sombrero lui fût rendue, mais déjà bien appauvriepar les carriers américains.
Les autres îles groupées à l’extrémité septentrionale de la traînée micro-antilienne sont également anglaises : ce sont les Dogs ou les « Chiens »,ainsi nommés parce qu’ils ressemblent à une meute courant sur les flots,et Anguilla ou « Anguille » qui doit probablement son appellation à saforme allongée et quelque peu serpentine; cependant Herrera lui donnele nom d’Aguila. Les Anglais la désignent parfois comme «l'ile Serpent»,Snake-island; elle se continue au nord-est par l’îlot d’Anguilletta. Tou-jours balayées par le vent alizé, ces terres basses sont très salubres, et lapopulation, presque exclusivement composée de noirs, vit dans le bien-être.