CI'ADELOl'PE.
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s’unissent en une longue terrasse, « haut morne rectangulaire » s’éle-vant de l’ouest à l’est suivant une pente douce et coupée brusquementvers son extrémité orientale; son point culminant atteint 278 mètres. L’îiede Marie-Galante, nommée d’après un vaisseau de Colomb , est beaucoupplus grande que la Désirade, mais un peu moins haute. Comparable dansson ensemble à un de ces palais assyriens formés de degrés énormes sesuperposant en étages jusqu’au dé terminal, elle se compose de terrassessuccessives aux marches émoussées, que domine à l’est un dernier plateaude 205 mètres : autour de l’île, surtout au sud et à l’est, une cave en voiede formation constitue une terrasse sous-marine, qui peut-être s’exonderaquelque jour comme l’ont fait précédemment les degrés supérieurs 1 . Deforme presque circulaire, Marie-Galante développe ses plages sur unecirconférence de 85 kilomètres.
Bien différentes d’aspect et de formation sont les Saintes, groupe d’ilesqui, avec quelques îlots, complètent l’archipel de la Guadeloupe . Ces îles,dont le vrai nom est Ion Santon, « les Saints », parce qu’elles furentdécouvertes quelques jours après la Toussaint, sont les débris irréguliersde deux volcans situés sur le même alignement que les foyers de la Gua-deloupe et de la Dominique . Des sept terres distinctes, les unes sont desfragments de cratère, les autres des monticules de laves reposant sur unvolcan sous-marin : le morne le plus élevé, dans l’île orientale ou Terre-de-IIaut, est le Chameau (516 mètres). Les Saintes sont le sanatoire de laGuadeloupe ; elles en sont aussi la citadelle, et des forts en couronnentles sommets. Du liant de ces observatoires on voit à ses pieds la magni-fique rade irrégulière formée par l’enceinte des îles, puis au nord etau sud les montagnes de la Guadeloupe et de la Dominique , parfoismême, dans un éloignement vaporeux, les contours indistincts de la chaînemartinicaise 5 . Des signaux de télégraphie optique mettent les Saintes encommunication avec Basse-terre .
11 ne peut y avoir d’eaux courantes que dans la Guadeloupe proprementdite ; les Saintes sont trop petites pour avoir de véritables ruisseaux, et lesîles calcaires de l’est, la Grande-Terre, la Désirade et Marie-Galante, laissentfuir les eaux de pluie dans les fissures du sol : elles n’ont guère que dorares sources, fortement chargées de sels et d’un goût désagréable. La terreest d’autant plus féconde que les eaux coulent à la surface; aussi les forêtsse montrent dans toute leur beauté sur les pentes des mornes de la grande