GRENADE ET GRENADINES, BARRADE.
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jusqu’à 10 et 15 mètres d’eau le long même de, la rive. Le promontoirede lave qui sépare le Carénage de la haute mer porte la forteresse deSaint-George, d’après laquelle est souvent désignée la ville croulante de,Georgetown, qui se trouve à ses pieds.
ItMtDAhOES (la DA II DA DE OU LES BAHBADKS).
Cette île isolée, qui constitue un gouvernement distinct depuis 1885,n’appartient pas à la chaîne de la Micro-Antilie : elle en est séparée parun canal profond où la sonde trouve jusqu’à 71751 mètres d’eau, et de sapointe septentrionale au promontoire! méridional de Sainte-Lucie , terrela plus rapprochée, la distance est d’environ 150 kilomètres. Des ahîmesmarins la séparent aussi de Tobago et elle est orientée précisément ensens inverse de cette île, du nord-ouest au sud-est. Par sa formationgéologique, la Barbade diffère également des Petites Antilles : c’est uneterre coralligène reposant sur un cône trachytiqne, dont on n’aperçoitqu’une saillie 1 . Elle parait avoir été soulevée par poussées successives, carelle se compose de terrasses étagées, ayant chacune son pourtour de bergeset de falaises, si ce n’est là où des ravines, produites par les averses, ontaltéré les anciens contours. La croupe la plus élevée de Pile , le montllillahy, atteint seulement 540 mètres. En maints endroits, les carrièresont révélé des bancs de polypiers encore aussi distincts que s’ils venaientde se former dans la mer. Tout autour de l’ile la croissance du corailcontinue et la ceinture extérieure des récifs a çà et là plusieurs kilomètresen largeur : chaque année, des navires viennent s’y briser, même par unbeau temps, et l’on sait que la mer est souvent dangereuse en ces parages :dans aucune partie des Antilles les cyclones ne sont plus fréquentsqu’aux Barbades . La terre végétale, composée de calcaire coralligène,mêlé à des cendres volcaniques, est d’une, puissante fécondité.
On n’a pas encore expliqué l’origine du nom géographique Barbadocs,la Barbiche des anciens voyageurs français . Eaut-il l’attribuer, comme onle dit généralement, à l’aspect des grands arbres, à la mousse « barbue »qu’y virent les marins lors de la découverte? Ou bien, comme l’imagineEroude, les indigènes que les Espagnols venaient y capturer dès le com-mencement du seizième siècle pour les faire travailler dans les plantationsd’Espanola, étaient-ils des hommes « barbus »? Aucun document del’époque ne nous renseigne à cet égard: on ne sait pas même si l’ile fut
1 Alex. Agassiz, Cruise of the « Iilake t.
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XVII.
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