CHAPITRE II
ANTILLES DU LITTORAL VÉNÉZOLAN.
I
TOBAGO, T R I >’ 11) A D , MARGARITA, ILES SOUS LE VENT.
I.os îles situées près de Ja côte du Venezuela et d'ordinaire classéesparmi les Antilles ne doivent point être considérées comme appartenant àune même formation : elles sont d’origines diverses. La plus orientale,Tobago , celle qui se raccorde le mieux à la chaîne antilienne, quoiquede ses mornes on n’aperçoive point la Grenade, l’ile la plus voisine, enreste séparée par de grandes profondeurs océaniques, tandis que les fondsse relèvent peu à peu vers le continent; en outre, elle se dirige versle nord-est, suivant un mouvement qui ne diffère que peu de celui desmonts de l’ile Trinidad. Quant à cette dernière, elle n’est évidemmentqu’un fragment du corps continental, dont elle a été détachée par desévénements très modernes dans l’histoire de la Terre . L’ile Margarita etles îlots voisins, jusqu’à la Tortuga, constituent les restes d’une chaîneparallèle à la péninsule de Cariaco. Enfin les îles occidentales, générale-ment désignées sous le nom d’ « lies sous le Vent, forment une autrerangée, qui se prolonge avec une grande régularité sur un espace deplus de 000 kilomètres, avec la même direction que les premièreschaînes du système andin dans le Venezuela .
Les puissances navales de l’Europe ont profité de la position écartée deces îles pour les enlever à l’Espagne . Parmi les terres de quelque impor-tance, la Margarita est seule restée espagnole, puis vénézolane : des îlotssans valeur, Coche, Cuhagua, Tortuga, los Tesligos, Blanquilla, Orchilla,los Roques, Aves, dépendances naturelles du continent voisin, en sont