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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
une partie notable de leur cours : à cet égard, il est peu d’iles aussibien pourvues que Trinidad . La rivière la mieux utilisée, le Caroni, por-tant un nom caraïbe que l’on retrouve en divers endroits du continent,s’écoule parallèlement à la chaîne côtière du nord et en reçoit ses princi-paux alïluents; elle se déverse à l’ouest dans l’anse du golfe de Paria dontPort d’Espagne occupe l’extrême concavité, mais lors de ses crues unepari considérable des eaux se perd latéralement en des marais riverains.Le Caroni est navigable pour des barques sur une longueur d’environ57 kilomètres, et l’on a proposé d’unir cette voie batelière à celle de larivière Oropuehe, sur le versant oriental, par un canal creusé à travers leseuil peu élevé de l’intérieur. Le Guaracuaro, qui se jette dans la baiede Naparima, au sud-ouest de l’île, se développe symétriquement auCaroni dans le grand quadrilatère de Trinidad . Enfin, les deux principalesrivières de la côte orientale, la Nariva ou rivière Milan et le Guataro ouOrtoir, qui débouchent vers le milieu du littoral, dans la grande courbedéployée de la Punta Calera à la Punta Cabota, ont leur delta commun :entre les deux bouches s’ouvre une coulée, protégée contre la houle marinepar un cordon littoral couvert de palétuviers. De nombreuses lagunes,dites « lagons » par les créoles français , bordent la côte basse, desdeux côtés du delta.
L’île de Trinidad , comprise en entier dans la zone des vents alizés,est, comme partie effective du continent, soustraite aux mille irrégularitésqui se produisent dans le monde si varié des Antilles proprement dites.Les saisons s’y succèdent dans l’ordre normal. Pendant le temps dessécheresses ou « printemps » ( verano), nom donné à la partie de l’annéequi commence avec le mois de novembre et qui finit en avril ou dansles premiers jours de mai, il ne tombe que très rarement une goutte depluie; l’humidité recueillie sur le sol provient surtout de la rosée. Demai en octobre, pendant P « hivernage », les orages fréquents, ou mêmejournaliers, versent d’énormes quantités de pluie, mais par soudaines etcourtes averses, tombant surtout l’après-midi, et jamais la nuit, si cen’est peu de temps avant le lever du soleil. Trinidad et Tobago sa voisinen’ont point à souffrir des ouragans, tandis que ces météores ont fréquem-ment dévasté la Grenade, à plus de 150 kilomètres au nord-ouest.
Contrastant par le climat, Pîle de Trinidad contraste également avec lesAntilles proprement dites aussi bien par sa flore et sa faune que par laforme de son relief et la nature géologique de ses roches : pour l’histoire