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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
môme des cavaliers llaneros se précipiter (oui à coup dans l’Apure pourattaquer une Iloltille espagnole et la prendre à l'abordage. Hulin, aprèsonze années de luttes, la bataille de Carabobo mil lin à la dominationespagnole dans le Venezuela , et l'ancienne « capitainerie » de Caracas entra comme partie intégrante dans la grande république de Colombie ,qui comprenait aussi l’Ecuador et la Nouvelle-Grenade. Un Vénézolan,Simon Bolivar , fut le général et diplomate auquel, dans l’œuvre collectivede l’émancipation sud-américaine, on attribua surtout le mérite du succèsdéfinitif : il n’est ville au Venezuela qui n’ait glorifié le « Libérateur »en donnant son nom à rue, place ou monument public.
II
Les régions montueuses autour desquelles le cours de l’Orénoque décritun immense demi-cercle se rattachèrent, certainement au système desAndes à une époque antérieure; mais, les eaux des grands lacs s’étantépanchées dans l’Atlantique par le courant fluvial, le déblai des rochesintermédiaires se lit graduellement, et d’une part les travaux d'érosion,d’autre part le dépôt des terres alluviales, finirent par rompre toute cohé-sion apparente et par masquer l’ancienne direction des arêtes de jonction.D’ailleurs ces monts orientaux du Venezuela ne constituent aucune chaînebien définie : la contrée tout entière se relève de manière à former unesorte de bouclier sur lequel se redressent en haut relief de larges voussuress’appuyant dans tous les sens à des contreforts de grandeur inégale, lesuns aux pentes douces, les autres coupés de précipices, hérissés d’aiguilleset de tours; quelques plaines en forme de cirques interrompent les mon-tagnes. On donne à l’ensemble de celte région accidentée les noms dePérima ou Périme, en souvenir du lac mythique de la « Grande Eau » ouPérima qu’aurait habité jadis le Dorado ou F « Homme Doré », dans unpalais d’escarboucles, de métaux précieux, que Waller Raleigh et tantd’autres conquérants cherchèrent à découvrir. La sierra que les géo-graphes s’accordent à considérer comme l’arête maîtresse de cette régionmontueuse et dans laquelle naissent l’Orénoque et la source principale durio Branco, est précisément une de celles que l’on connaît le moins : lesmembres de la commission des frontières vénézolano-brésiliennes ue sehasardèrent point à la parcourir dans leur voyage d’exploration, accomplide 1880 à 1885. Les renseignements fragmentaires obtenus par quelquesvoyageurs permettent de croire que l’axe principal se compose de noyaux
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