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triol pour le nettoyage, la décortication et l’ensacliement du calé. Non oinde l'habitation, sur des terrains en pente douce, s'étendent les séchoirs oùdes wagonnets versent la récolte, que l'on étale au soleil en mincescouches. Des canaux, dont l’eau réglée par des vannes se ramilie enembranchements dans les aires du séchoir, reçoivent les haies; l’humiditépourrit l’enveloppe, puis les graines, entraînées de réservoir en réservoir,entrent sous les rouleaux du moulin, où la Diction les débarrasse de leurpulpe. Prises dans l’engrenage de l'usine, les haies malaxées, bottées,polies, finissent par entrer dans un tambour à tamis circulaires, où ellesse classent, suivant leurs diverses formes, en « moka », « martinique »,« guayra » et autres « sortes » commerciales, et retombent enfin dansles sacs ouverts, prêts pour le convoi qui attend au portail des ateliers.Dans les grandes plantations, l’espace nécessaire pour le parcours du café,depuis son entrée sur le terreiro jusqu’à la sortie de la plantation,embrasse une superficie de plusieurs hectares, avec les moulins, entre-pôts, écuries, remises de machines. Le personnel employé aux travauxagricoles et industriels du domaine comprend des centaines de familles,vivant en des villages dont l’aspect vulgaire rappelle les mauvais jours del’esclavage. D’ordinaire sans ' " s, les maisonnettes, d’ailleurs assez
propres, s’alignent sur une seule rangée ou sur deux rangs, en équerre;comme des soldats à la revue, et d’un coup d’œil l’économe peut en sur-veiller les abords.
La statistique de la production du café, dressée par des maisons d'ex-portation rivales, manque de précision et quelques données partielles ensont contradictoires. Cependant il est certain que la récolte totale a nota-blement augmenté dans les dernières années 1 , malgré l'abolition del’esclavage. L’accroissement des récoltes se fait presque en entier auprofit des grands propriétaires : la petite culture n’a qu’une très faiblepart dans cette production. Dans la région des « terres rouges » de SàoPaulo , on peut traverser des propriétés de dix mille et de vingt millehectares, et telle importante station de voie ferrée n’a été fondée que pour
1 Production du café brésilien à diverses époques :
1820.
1880.
.... 550 000
tonnes
1840.
. . . . 08 000 a
1890.
.... 490 000
»
1870.
.... 152 500 »
1892.
. . . . 444 000
))