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Livre II. La France.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

sements divers a dû naître la race multiple, semblable à un tronc aux milleracines, que l’on appelle la nation française. On ne saurait s’expliquerautrement cette étonnante variété de types que présentent les Français desdiverses provinces. Ainsi que l’a dit M. André Sanson : « Nous sommes bienles fils intellectuels des Aryens, mais tout semble démontrer que nous nesommes pas leurs fils charnels. »

Quels sont les restes les plus anciens parmi les débris humains que l’ona découverts dans les couches alluviales et dans les cavernes? Les hommesqui fabriquèrent les outils de Thenay pendant les âges miocènes n’ont pointlaissé leurs ossements; mais dès les origines de l’àge quaternaire, àl’époque du mammouth, se montrent quelques restes humains, notammentles fragments de crânes découverts sous la lave de la Denise, près du Puy-en-Velay, avant les dernières éruptions des volcans d’Auvergne . A en jugerpar ces débris de l’habitant primitif des Gaules , il appartenait à une raceau crâne très-allongé ou « dolichocéphale ». C’est à la fin de l’âge dumammouth et de l’ours des cavernes que l’on commence à rencontrer desossements de populations à tète courte ou « brachycéphales 1 ». L’opinionqui prévaut parmi les archéologues est que les peuplades dont les grottesdes Pyrénées, des bords de la Vézère et de l’Aveyron nous ont révélépartiellement les mœurs, se rattachaient ethnologiquement aux tribus« hyperboréennes » de l’Ancien Monde et de l’Amérique, Lapons , Samoyèdes,Tchoukchis, Esquimaux et Groenlandais; le genre de vie, les armes dechasse, les instruments, le style même des dessins et des sculptures sem-blent témoigner en faveur de la parenté des races*. Mais une invasionde barbares fit disparaître cette ancienne civilisation pour la remplacerpeu à peu par une nouvelle, supérieure à beaucoup d’égards. C’est alors,pense-t-on, qu’aurait commencé l’âge de transition entre les temps pure-ment archéologiques et ceux où pénètre, comme au fond d’une caverne,un vague rayon de jour.

IV

La population de l’ancienne Gaule que l’histoire peut suivre le plus loindans l’obscurité des âges d’autrefois est celle des Ibères. Ils étaient lesfrères de ceux de l’IJispanie avec lesquels trafiquaient les Phéniciens et lesGrecs et que ceux-ci considéraient comme des aborigènes. Au nord des

1 Broca, Compte rendu'du Congrès international dé Palis, 1807

^.IJamy, Paléontologie hunjaine ... .. .... ..