ANCÊTRES DES FRANÇAIS.
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Pyrénées, ces représentants de la race des Ibères occupaient l’espace limitépar la Garonne et l’océan Atlantique , aussi bien que. les vallées orien-tales des Pyrénées , et s’associaient aux Ligures du littoral méditerranéen.Çà et là en contact avec des populations d’origine celtique ou kymrique,notamment avec les Boïens des Landes et les Tectosages du Toulousain , lesIbères, quoique latinisés par la langue, les institutions et les mœurs,semblent avoir assez bien gardé d’une manière générale les caractèresde l’ancienne race : ils ont même gardé leur nom de Gascons et deBasques (Vascons, Aquitains), et l’on sait que dans une étroite zone pyré-néenne ils parlent encore la vieille langue. Basques, Béarnais et Gasconsse distinguent facilement des autres Français par leurs caractères de race :on connaît leur grâce naturelle, leur souplesse de corps et d’esprit, leurgaieté dans le travail, leur bravoure mêlée de forfanterie, leur facilitéd’élocution, même lorsqu’ils n’ont rien à dire, leur imagination trop vive,puisqu’elle les emporte souvent au delà des limites de la vérité.
Aux origines de l’histoire, une race complètement distincte des Ibères, etgénéralement désignée de nos jours sous le nom de race celtique, occupait,au nord de la Garonne, presque toute l’étendue du territoire des Gaules ;quoiqu’on ne se rende pas encore un compte précis de ce qu’étaient cespopulations, c’est d’elles que se réclament aujourd’hui les Français commeleurs descendants directs. En réalité, la plupart des écrivains antérieurs àCésar ne nous ont absolument rien appris de sérieux relativement auxCeltes; quelques textes obscurs et vagues sont de nature à tromper ceuxqui leur donnent une signification trop précise. Pour les anciens, le mondeinconnu commençait aux Alpes ; ils discouraient sur les régions quis’étendent par delà ces montagnes comme nos ancêtres du moyen âgeparlaient des contrées de l’intérieur de l’Afrique : aussi les auteurspeuvent-ils maintenant opposer texte à texte, chacun au profit de sathéorie particulière. D’ailleurs, ce ne sont pas seulement les passagesconcordants ou contradictoires des auteurs grecs et latins qui ont servi àégarer les recherches; des idées inspirées aux historiens modernes, soit parun patriotisme mystique, soit par l’esprit de système, ont introduit d’autreséléments de trouble dans la question. C’est à grand’peine que l’on arrivemaintenant à débarrasser la science de toutes ces hypothèses, grâce auxtémoignages fournis par le sol lui-même, les armes, les objets divers, lesrestes de constructions, les ossements et les crânes. Là est le plus solidepoint d’appui pour l’étude des origines nationales.
Reprenant les idées de William Edwards, M. Broca, fort des argumentsque lui ont donnés les mesures faites sur les crânes des ossuaires gaulois ,