A.NCÈTRKS DES FRANÇAIS.
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Marcellin trace le portrait, et qui feraient bien plutôt penser à des guerriersScandinaves qu’à des habitants des bords de la Seine ou de la Loire , n’étaientcertainement pas les ancêtres directs des populations françaises du centre,quoique toutes les ligures gauloises représentées par les artistes grecs etromains sur les monnaies et les bas-reliefs donnent aussi ce même type.Il est très-probable que, dans l’ensemble des Gaules , les peuplades d’autreorigine, asservies ou libres, constituaient la majorité. Sans cela, on nes’expliquerait pas l’aspect des Français de nos jours, qui certes ne sauraientse reconnaître dans la description qu’Ammien Marcellin fait de leursancêtres. Actuellement, les caractères physiques des peuples méridionauxde l’Europe l’emportent en France, et jusque dans les provinces du Nord ,sur ceux des peuples septentrionaux ; pourtant il est impossible d’attribueraux légers changements de climat, opérés par le temps et par la culture,une influence assez considérable pour que la race ait été ainsi ramenée toutentière vers le type du Midi. Pris en masse et sans tenir compte del’opposition des hommes du Nord et des Méridionaux, les Français sontvraiment, ainsi que les dépeint Roget de Belloguct, un peuple brun ouchâtain, à tête plutôt ronde qu’ovale, dont les yeux varient du noir au brunclair; leur taille et leur force musculaire sont un peu au-dessous de lamoyenne, mais ils sont de constitution solide et savent au besoin résisteradmirablement à la fatigue et aux privations.
Il ne reste de l’ancien gaulois que des noms géographiques et unevingtaine d’inscriptions fort courtes, découvertes pour la plupart dans larégion de la Saône moyenne 1 , mais aussi en d’autres parties de la Gauleorientale, à Poitiers et dans la vallée du Pô. D’après ces rares vestiges del’ancienne langue, on est porté à croire qu’elle différait assez notablementdes dialectes de la Grande-Bretagne et se rapprochait beaucoup plus dulatin. Quoi qu’il en soit, la filiation aryenne ou indo-européenne de lalangue n’est point une preuve de l’origine asiatique des peuples eux-mêmes.C’est avec une témérité non justifiée que des savants classent les Français ,descendants mêlés des Ibères, des Celtes, des Kymris, parmi les populationsaryennes et les rattachent directement aux peuples de l’Iran et du hautOxus . Déjà Omalius d’IIalloy, dont l’opinion pèse d’un grand poids dansla science, niait le grand exode des Gaulois à travers l’Asie occidentale.Aucun fait historique, aucune tradition même ne témoignent en faveur decette hypothèse, naguère accueillie avec tant de faveur. La carte des migra-tions aryennes indiquée par Pictet dans son ouvrage sur les Anjas n’a de
1 Abel Hovelacquc, la Linguistique, p. 279.
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