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Livre II. La France.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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les bassins de la Garonne et du Rhône ne soient issues des envahisseursmusulmans, Berbères modifiés par leurs croisements avec les Espagnols ,les Arabes et les noirs d’Afrique .

On peut dire que depuis les Normands et les Maures la France n’a plusreçu en masse d’autres éléments ethniques, car les Anglais domiciliés enGuyenne et en d’autres x ' s du territoire, les lansquenets et les reitresallemands restés dans le pays après les guerres de religion, les Espagnolsdes Flandres et de la Franche-Comté , n’ont eu qu’une action temporaire, nonsur la race entière, mais seulement sur quelques groupes de familles.Cette action peut être considérée comme tout à fait insignifiante, en com-paraison de celle qui se produit de nos jours par l’effet de l’immigrationpacifique des étrangers dans toutes les grandes villes de la France et surtoutes ses frontières. Chaque recensement nouveau témoigne de l’accrois-sement proportionnel du nombre des étrangers, et, par suite, du phéno-mène d’égalisation qui s’accomplit entre la nation française et scs voisines.Au milieu d’une société cosmopolite comme nous en offrent les villesd’industrie, de commerce, de passage, ou les lieux de villégiature et debains, l’observateur le plus sagace se trouvera souvent en défaut : ceuxqu’il a devant lui sont-ils Français ou bien appartiennent-ils à quelqueautre nationalité'? Il ne saurait dire. I n type européen tend à se substituersûrement aux types primitifs des diverses provinces.

Tandis que ce changement si considérable se prépare, l’évolution histo-rique antérieure, celle de la réunion définitive de tous les habitants du solfrançais en une seule nation se poursuit et s’achève. A certains égards, laFrance est une des contrées dont les populations présentent la plus grandeunité nationale. Il ne s’agit point ici de cette unité artificielle créée par lacentralisation administrative, avec tous ses rouages disposés symétrique-ment de l’une à l’autre extrémité du pays et fonctionnant avec la régula-rité des mouvements d’horlogerie. Non : c’est bien à la nature même deschoses, aux conditions du sol et du climat et à sa propre évolution dansl’histoire que la France doit sa grande cohésion nationale. La commu-nauté des épreuves et des malheurs, la prépondérance naturelle qu’a prisela capitale, comme lieu de rendez-vous des provinciaux de toute race, enfinet surtout l’influence d’une langue littéraire rapprochant les idées diffé-rentes par une forme identique, ont travaillé de concert à la constitutionde l’unité française.

Sans doute, il reste encore bien des traces des anciennes rivalités qui sépa-raient les peuples de diverse origine sur le territoire actuel de la Francè .Les Bas-Bretons, les Basques, les Flamands ont même partiellement gardé