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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
à la démolition de leur rive droite que s’appliquent maintenant les coursd’eau. Ces faits sont bien connus des voyageurs qui ont à parcourir lesplateaux du Gers . Toutes les routes qui traversent successivement plusieursvallées, dans la direction de l’est à l’ouest, ont à monter par des pentesdouces, tandis que sur l’autre versant de l’arête elles descendent par descôtes rapides.
Sur la rive droite de la Garonne , les rivières afHuentes contrastent singu-lièrement par la direction de leurs vallées avec les cours d’eau de la rivegauche. Au lieu de prendre leurs sources à côté les unes des autres, elles sontalimentées par les eaux d’un immense hémicycle de plus de 700 kilomètres,qui se développe des frontières de l’Aragon aux plateaux du Limousin , enpassant par les Cévcnnes, le Cantal et le mont Dore . Celles qui descendentdes Pvrénées coulent en moyenne dans la direction du sud-est au nord-ouest, tandis que les affluents venus de la France centrale marchent dans unsens à peu près parallèle à l’équateur. Les premières ressemblent dans leursallures aux gaves occidentaux, tandis que les courants versés par les plateauxde l’Auvergne et du Limousin, le Tarn, l’Aveyron, le Lot, la Dordogne , ontune physionomie particulière, provenant de la différence du relief et de lastructure géologique des terrains, et doivent être étudiés à part avec la con-trée où ils prennent naissance. Ils ont d’ailleurs, grâce à l’étendue de leurbassin, une abondance d’eau plus considérable que celle des torrentspyrénéens de la rive droite. Ceux-ci ne reçoivent que le produit des neiges etdes pluies tombées sur le versant septentrional des monts, entre levai d’Aranet le val d’Andorre. L’un, le Salat, qui naît dans le voisinage de la Garonne orientale, doit son nom aux sources salées de ses bords ; l’autre, l’Ariége ,dont les premières eaux jaillissent en des pâturages appartenant à la Ré-publique d’Andorre, ne dérive point son appellation du latin Aurigera(Charrieuse d’Or), quoique des paillettes d’or se trouvent çà et là dansles sables de ses rives ; la succession même des noms de TAriégc (ou mieuxla Riége), Arcga, Aregia, Ereya, prouve que ce terme est synonyme de« rivière », comme l’est aussi celui de Rize ou d’Arize, appartenant à unerivière voisine, celle qui passe dans le fameux souterrain du Mas d’Azil ‘.
Moins longue que la Loire el possédant un bassin beaucoup moins consi-dérable, la Garonne roule pourtant un volume d’eau bien supérieur enmoyenne, à cause de la plus grande abondance des pluies que lui apportentles nuages de l’Océan et de la nature des terrains, qui rendent en aval l’eaureçue en amont. Les Pyrénées, les monts d’Auvergne , sont parmi les régions