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Livre II. La France.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

l’année la navigation facile aux bateaux de rivière ; mais, comme sur laSeine et sur la Loire , c’est plus bas seulement, là où les marées s’élèventrégulièrement à une hauteur considérable, qu’a pu s’établir le grand portde navigation maritime.

En aval de Bordeaux et de son port en croissant, le fleuve, coulant dansun lit de boue sans cesse labouré par la marée ou par le jusant, s’élargitd’une manière considérable. La péninsule triangulaire qui sépare la Ga-ronne et la Dordogne , sa rivale, prend le nom d’EnIre-Deux-Mers, comme siles deux fleuves étaient vraiment des courants maritimes. La Dordogne esten effet un large fleuve à marée, dans lequel le flot remonte jusqu’à unegrande distance, soit à 90 kilomètres; môme au port de Libourne , pointextrême où se rendent les navires, l’alternance du flux et du reflux

N° 33. — COITE EN TRAVERS DES PASSES DE LA GIRONDE .

Vieux Soulac

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permet de construire et de lancer des embarcations de mer dans l’Isle,simple affluent de la Dordogne . A l’endroit où le fleuve, déjà large de plusde 500 mètres, commence à prendre l’aspect d’un bras de mer, le pont deSaint-André-de-Cubzac, qui fut, comme pont suspendu, l’une des merveillesde l’architecture moderne, mais qu’il faut reconstruire et modifier danssa forme pour le rendre plus solide, permet aux navires de passer à la voilesous ses travées. Dans cette partie du lit de la Dordogne , le flux, arrêté çàet là par les inégalités du lit et les saillies du rivage, remonte en rouleauxde vagues éeumeuses pareilles au mascaret de la Seine . On dit que ce phéno-mène s’est accru en intensité depuis que le lit de la Garonne a été rétréci enamont du confluent.

Unies au Bec d’Ambez, ou « confluent des Deux », les masses d’eau de laGaronne et de la Dordogne roulent ensemble dans un lit de 5 kilomètres delargeur, qui s’accroît peu à peu du double et même du quadruple; mais àl'embouchure les rives se rapprochent de nouveau. Quand on contemple lanappe de l’estuaire, non du sommet d’un promontoire, mais simplement du