S AIX TE-VICTOIRE, LÉBERÜN, ALI-ES MARITIMES.
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populations : il est vrai que depuis longtemps le sens de la cérémonies’était perdu.
Toutes ces montagnes rapprochées du massif des Maures affectent dansla disposition générale de leurs roches calcaires, percées d’entonnoirs oùs’engouffrent les eaux de pluie, une sorte de parallélisme avec le noyau degranit qui s’élève au sud-est, mais elles se relient diversement à des chaînonsmontagneux qui font déjà partie du système des Alpes . Ainsi les Alpines ouAlpilles, qui profilent la gracieuse dentelure de leur crête au-dessus desprairies arrosées et des pâturages pierreux de la Crau , doivent être considé-rées comme un prolongement des grandes montagnes, car elles continuentgéologiquement la chaîne du Léberon, dont les érosions de la Durance lesont séparées, d’autre part, divers massifs disposés en forme de chaîne lesrattachent au Samhue et à Sainte-Victoire par les collines de la Trévaresse.Un petit volcan, qui dresse son cône de laves refroidies au milieu de cescollines, témoigne des changements considérables qui ont dû s’accomplirdans cette région tourmentée.
A l’autre extrémité des monts de la Provence , les chaînes plus ou moinsparallèles qui se prolongent à l’orient vers le Yar sont aussi des ramifi-cations des grandes Alpes . Ces chaînons, de formation jurassique, se distin-guent par une régularité singulière : il en est qui ressemblent à devéritables talus de remparts bastionnés, d’une longueur de 10, 20 oumême 50 kilomètres. Plusieurs d’entre eux ont aussi la nudité de la pierremaçonnée et forment le contraste le plus étrange avec les admirables jardinsdes Ilcspérides qu’arrosent à leur base les eaux fertilisantes de la Siagne .Les roches du Sahara et de l’Arabie Pétrée ne sont pas plus arides, plusdépourvues de toute végétation que certains massifs de ces Alpes provençales.Il est des montagnes du haut desquelles on cherche vainement du regard unbosquet, un arbre, une de ces taches de broussailles roussâtres auxquellesleur apparence a valu le nom italien de macchie francisé en maquis 1 .
A l’orient du Yar, ce ne sont pas les ramifications des Alpes , mais bienles Alpes elles-mêmes qui viennent baigner leurs promontoires dans leseaux bleues de Nice et de Menton . La péninsule de Saint-Hospice, sigracieusement étalée sur la mer entre la baie de Yillefranche et le golfede Beaulieu, la superbe « Tête-de-Cbien », dont le pittoresque rocher deMonaco semble être un bloc détaché, le cap Martin, aux longues pentes
79V mètres.416 n1,043 «
Sainte-VictoireAlpines . . .Cheiron. . .
1,001 mètres.
492 »
1,778 »