Band 
Livre II. La France.
Seite
394
JPEG-Download
 

591

NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE,

métallurgiques y furent fondés avant la Révolution; mais encore en 1857 le Crcusotn’était qu’un village; depuis cette époque, il a rapidement grandi, et maintenant il dé-passe en population Autun, Mâcon , Cliàlon et met en œuvre beaucoup plus de matièrespremières que ces trois villes. Ses mineurs exploitent les couches de houille à 200 et400 mètres de profondeur ; ils ont même foré un trou de sonde jusqu’à 920 mètres pourretrouver les couches de charbon au-dessous d'une faille. L’énorme quantité de combus-

N° 112. — BASSIN Ï)L’ CREUSOT.

2 °: 6'K-deParis

ui Combe/

msn

ëmmmrnm s

11 '••'A

é.

prromrrxy UC

mm

I V •' te x / vvi

ABLIE

LLED *ÉS-.

6 E. do Oi

Gravé par Erh_ar<l

Echelle de 2 3 ooo

looo Xèt.

tible retirée des puits de mine trouve aussitôt son emploi; elle est répartie entre leshauts fourneaux, la forge, les ateliers de construction. Les mines voisines fournissent leminerai de fer, mais ni la houille ni le fer de la contrée ne suffisent à l'immense con-sommation des usines; le Creusot doit importer encore du combustible des autres bassinsdu centre de la France et demander son minerai jusqu’à l’îic d’Elbe et à l'Algérie . Entréà l’état brut, le métal en sort en fers ouvrés de toute espèce, en plaques de blindage, enponts, en machines diverses ; d’ordinaire deux locomotives par semaine sortent des ate-liers.

Au sud du Creusot , plusieurs bourgades enrichies par les mines de houille, Montcenis,Montclianin, Blanzy, Montceau , Saiut-Vallier, se changent aussi rapidement en villes