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Livre II. La France.
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Pltl-SOI’ILK DE BATZ.

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basses que les indigènes ont découpées en marais salants, devenus actuelle-ment inutiles et se changeant en marais saumâtres.

L’ile de Iiatz est longtemps restée comme un monde à part. Les habitantsdu bourg de Batz disent ne pas appartenir à la même race que les popula-tions d’origine bretonne des villages environnants; ils se croient de soucheScandinave ou saxonne 1 , cependant cette tradition n’est probablement pasantérieure au siècle dernier, et ni l’aspect physique, ni le costume, ni lalangue des paludiers de Balz n’indique une ligne de séparation nette entreeux et leurs voisins du plateau de (iuérande : dans les deux régions, on

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trouve à peu près en même nombre des hommes de haute taille, aux yeuxbleus, à la chevelure blonde; les anciens costumes, qui ont à peu près dis-paru, sauf la coiffe des femmes, étaient de même apparence générale, et lalangue, fort rapprochée du vannetais, était jadis bretonne pour les gens deBatz et de Guérande, ainsi que pour les habitants de toute la côte jusqu’audix-septième siècle : actuellement il reste seulement dans les hameauxavoisinant le Batz 400 personnes environ parlant l’ancien dialecte. Ce quidistinguait surtout les gens de Batz, c’était l’isolement dans lequel ils vi-

1 Koget de Belloguet, Ethnoyénie gauloise; Lagnoau, Ethnogénie des papulations du nord-ouestde la France