LITTORAL II K LA BRETAGNE
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nombrables ramifications; sa forme est celle d’une méduse aux suçoirs flot-tants. C’est le « Mor bihan » ou la « Petite Mer», ainsi nommé jtar compa-raison avec le Mor braz ou « Grande Mer », et tout parsemé d’iles, les uneshabitées, les autres désertes, que l’on voit tour à tour décroître et s’a-grandir, s’entourer d’eau verte aux vagues blanchissantes, et s’allonger,s’unir en îles plus vastes, par des béhins ou bancs de vase noirâtre. M. Er-nest Desjardins croit que le Morbihan est de " moderne et s’est ap-
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pliqué à le démontrer dans son ouvrage sur la Gaule romaine. D’après lui,les chenaux de navigation qui se ramifient- dans le golfe seraient les litsd’anciennes rivières. 11 est certain qu’une partie du rivage s’est affaissée,puisque MM. Arrondeau et de Closmadeuc ont découvert, près d’une îleméridionale du golfe, des mégalithes immergés, qui restent sous l’eau,même lors des plus basses marées
A l’entrée même du Morbihan , de nombreux îlots, entre lesquels le cou-rant de marée et le reflux passent alternativement avec violence, indiquent