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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
foire de cette ville, bien située à moitié chemin entre la Vilaine et la rade de Brest, entreLorient et Saint-Brieuc, le centre militaire de la Bretagne . Le canal de Nantes à Brest,qui passe à Pontivy , se rattache latéralement à la mer, grâce à la canalisation du Blavet;mais cette rivière, mal entretenue, ne sert qu’à un très-faible commerce La véritablenavigation commence à llennebont, où peuvent remonter, grâce à la marée, les embarca-tions de plus de 200 tonneaux, et où le chemin de fer de Nantes à Brest franchit larivière par un beau viaduc. Le nom d llennebont rappelle l’héroïque et victorieuse défensede Jeanne de Montfort contre l’armée de Charles de Blois , en 1542.
Lorient, la plus grande ville du Morbihan et celle qui fait le plus de commerce, est si-tuée sur la rive droite du Scorff, presque en face de l’endroit où le Blavet reçoit cetterivière. Sa rade, d’excellente tenue, parfaitement abritée, est accessible aux plus fortsnavires, et pendant la première moitié du dix-huitième siècle elle fut en effet le ren-dez-vous de véritables Hottes commerciales appartenant à la compagnie de « l'Orient ».La nouvelle ville que les négociants associés avaient bâtie et dont ils firent le grand en-trepôt de leur commerce avec les Indes, était devenue le premier port de France par sonmouvement d’échange avec les pays d'outre-mer. Les conquêtes des Anglais dans la pres-qu’île du Gange mirent un terme à la prospérité de Lorient ; la compagnie fut ruinée, ettout son matériel, navires, chantiers, arsenaux, devint la propriété de l'Etat. C’est ainsique Lorient a pris rang parmi les cinq grands ports militaires de la France ; le commercemaritime y est relégué au sud de la ville, dans une sorte de couloir conduisant à un portd’échouage et à un bassin à Hot ; les rives du véritable port, formé par le Scorff, sontréservées aux chantiers, aux ateliers de toute espèce et aux grands établissements de lamarine militaire. Ce sont d'ailleurs les seules curiosités de la ville, ensemble polygonal deconstructions uniformes qu'entoure une double enceinte et que le chemin de fer séparedu grand faubourg de Kcrantreeh. Comme dans tous les ports de cette partie du littoralbreton, les principales industries civiles de Lorient sont la pèche, la préparation des sar-dines et des conserves alimentaires.
La ville de Port-Louis , bâtie sur la rive orientale de l'estuaire, est une dépendance deLorient , qu elle a vu naître il y a deux siècles, après avoir été transformée elle-même encité militaire sur l'emplacement du village de Locprezan. Elle est dominée par une cita-delle qui a fréquemment servi de prison d’État, de même que la citadelle du Palais, capi-tale de Belle-Ile-en-Mer 1 .
Le département de la «Fin des Terres », dont on écrit le nom Finistère , en dépit del’étymologie, occupe en effet l’extrémité du continent : c’est un pays maritime par excel-lence, puisque le développement de ses côtes atteint 250 kilomètres, non compris les in-dentations moindres de 5 kilomètres et les contours des îles. Baigné par les vapeurs de lamer, souvent arrosé par les pluies, le Finistère est un pays de riche végétation, partoutoù le roc, de schiste ou de granit, est revêtu d'assez de terre pour donner prise aux racinesdes arbres. Grâce à son climat, le département est devenu l’un des jardins de la France , etses légumes, ses fruits s'exportent au loin, jusqu’en Angleterre. Les districts de la côte,divisés en petites propriétés et cultivés par les mains de leurs possesseurs, ont pris le