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Saint-Hélicr : aussi la baie t*n porte-t-elle encore le nom; maintenant ellen’est plus qu’une ville annexe, une sorte de faubourg de la capitale, àlaquelle la rattache un chemin de 1er où vont et viennent incessammentles convois.
L'ile de .Serq ( Sark ), dressant ses parois abruptes de granit au mijieu dudétroit qui sépare Jersey île Guernescy, se divise en deux parties, le petitSerq et le grand Serq, réunis par l'isthme de la Coupée, étroite arête bordéeà droite et à gauche d’effrayants précipices. Serq est la terre la plus formi-dable d’aspect de tout l’archipel; en certains endroits les falaises s’élèventen murs verticaux de 50 mètres de hauteur, que le reflux exhausse encore :l’accès en est des plus difficiles. On y aborde d’ordinaire par une sorte degrotte d’une centaine de mètres de longueur, d’où l’on s’élève sur le plateaude l’ile, terrain fertile et riant, aux maisonnettes entourées de pommiers.Autrefois une chaîne et une porte pouvaient ouvrir ou fermer l’uniqueescalier île cette île étonnante. Rabelais la nomme dans Pantagruel « isle des forbans, des larrons, des brigands, des meurtriers et assassi-neurs » ; mais les Normands qui peuplent cette terre isolée, cultivateurs,pêcheurs et brûleurs de varech, sont devenus gens fort paciliques; ils sontd’ailleurs moins nombreux qu’autrefois, à cause de la gène à laquelle lessoumet un régime strictement féodal. A l’ouest, l’îlot de lierai (ou des Iler-miles) et le rocher de Jetliou, que longent de part et d’autre les courantsdu Grand-Ruau et du Pelil-Ruau, ont aussi quelques habitants, qui regar-dent vers Guernescy comme vers la grande terre par excellence.
Cette île, la deuxième de l’archipel en étendue, est l’antique Grencsey,c’est-à-dire probablement « l’ile-Verte » (Groen-s-ey) dans l’idiome de sesconquérants Scandinaves : c’est la Sarmia des Romains. Elle mérite d’ail-leurs son nom actuel : moins habilement cultivée que Jersey, elle a des prai-ries aussi verdoyantes, et les ormes qui croissent sur les « banques » de sépa-ration entre les domaines, et qui résistent vaillamment au vent de mer, lespommiers qui entourent les maisons de ferme, donnent à la campagne unaspect bocager. La pente générale de l’ile est du sud-ouest au nord-est :c’est à l’extrémité occidentale que se trouvent les plus hauts promontoiresde granit, de gneiss, de porphyre, de Irapp, découpés par la mer en«creux», en «gouffres», en cavernes : des roches, fragments de l’ancienlittoral, parsèment les Ilots à l’ouest de la cote, jusque dans le voisinage dela ligne de 50 mètres de profondeur, véritable rivage sous-marin des terresimmergées dont les îles actuelles ne sont que le débris.
Moins souvent visitée, moins importante par ses productions et son com-merce, Guernescy doit différer de sa voisine Jersey par des traits plus