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Quenlin est une cité très-active ; elle a de nombreuses lubriques de cotonnades, de lai-nages, de châles, de broderies, des ateliers de construction, des manufactures de sucre debetterave ; en outre, elle est le centre de tout un grand district industriel qui se ratta-che à ceux du Nord. La ville n’a pas seulement ses puissantes usines, elle a aussi de beauxédifices : voisine des communes des Flandres, elle les a imitées en se construisant unfort curieux hôtel de ville du style ogival ; son église collégiale, bâtie du douzième auquinzième siècle, est aussi un monument remarquable, lin 1557, Saint-Quentin fut prisepar les Impériaux et leur appartint pendant deux années, jusqu'au traité de Cateau-Cam-brésis. Autour de la ville et dans ses faubourgs même, on voit encore les traces des com-bats acharnés qui s’y sont livrés pendant la dernière guerre. Les habitants de Saint-Quentin firent leur devoir.
Le bourg de Ycrmand, dont le nom est encore celui de l’ancien peuple des Yéroman-duens, est situé à l’ouest de Saint-Quentin, sur un affluent de la Somme : on y a trouvéun grand nombre d’antiquités gallo-romaines. Fresnoy-le-Grand et Buhain sont, aprèsSaint-Quentin , les principaux lieux de production de l’arrondissement 1 .
Le département de l'Oise, de même que celui de l’Aisne, appartient à la fois à l’Ile-de-France et à la Picardie, au bassin de la Seine et à ceux d’autres rivières : à l’est, coule larivière maîtresse, qui traverse le Noyonnais et limite le Soissonnais et le Yalois ; le centreest occupé par les terrains crayeux du Beauvaisis , tandis qu’au nord s’étendent les for-mations plus récentes du Santerre et de l'Amiénois, où naissent plusieurs affluents de laSomme : à l'angle du nord-ouest, sourd la Bresle, qui va directement à la Manche ; enfin,au sud-ouest, les chaînes de collines qui courent parallèlement à la vallée du Thérain dé-pendent du pays de Bray et du Vexin français. L'Oise renferme encore quelques forêts, quisont parmi les plus belles de la France ; mais, en dehors de ces bois, presque tout lesol est cultivé : des champs recouvrent les plateaux; des jardins et des prairies bordent,les rivières dans le fond des vallées. Les produits de l’agriculture ont presque doublé de-puis vingt ans. L’industrie du pays est très-active : par scs filatures, ses fabriques de tis-sus, ses usines pour l’extraction du sucre de betterave, l’Oise fait partie du groupe desdépartements du Nord et leur cède en importance ; par la fabrication du fer, de la tôle,des rails, elle a un rôle à part 2 ; par l’emploi des terres et des argiles de toute espèce pourla fabrication des faïences, de la porcelaine opaque, des briques réfractaires, elle est aupremier rang. La valeur totale de la production industrielle de l’Oise est au moins de80 millions par année 5 . La population de l’Oise est à peu près égale en densité à celledu reste de la France ‘.
. . . 10,100
1 )
Fresnov-le-Grami . . . .
« . .
-1.250 i>
. . . 10,550
1 »
Chaunv .
. . . 8.800
»
llirson .
5.950 »
Chàteau-Thierrv . . . .
. . . 0,600
))
Saint-Michcl-Uochefort . .
5,050 n
Boliain .
))
Yervins ..
2,950 »
2 Production du fer, des tôles, des rails dans l’Oise en 1875 :
29,500 tonnes; valeur 15,200,000 francs.
5 Fabrication de la faïence et de la porcelaine dans l’Oise , en 1875 :
185,000 quintaux métriques. Valeur 7,275,000 francs.
4 Superficie de l’Oise . Population en 1872. Population kilométrique.
5,855 kilomètres carrés. 590,000 habitants. 68 habitants.
9-i
n.