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Livre II. La France.
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MOKRES DE DINKERQUE ET PAS-DE-CALAIS.

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culture, si les habitants, debarrasses de la tutelle administrative, n’avaienteu le droit de dérider eux-mêmes les travaux à l'aire, de voter les subsideset de les employer aussitôt 1 2 . Dans tous ces travaux, il faut toujours prendregrand soin d'empêcher le mélange des eaux douces et des ('aux salées, afinde prévenir le retour des fièvres meurtrières qui dévastaient fréquemmentla contrée pendant le moyen âge.

In estran de 1 kilomètre de largeur moyenne, même de 1,000 mètresen certains endroits, continue doucement au-devant de la côte la pentepresque insensible des terres émergées. Depuis 1 770, celte plage n’a quetrès-faiblement changé de contour. Aux embouchures des ports, elle s’estaccrue, il est vrai, du côté de l’ouest, en proportion de l’allongement desjetées, car les eaux douces qui s’écoulent à marée basse sont entraînées parle jusant dans la direction du Pas de Calais et déposent des atterrissementsmarneux sur la côte occidentale; mais à l’est des ports la rive est restéestable et même les laisses de basse mer paraissent, dans l’ensemble, avoirplutôt reculé qu’avancé*. Les bancs dits « de Flandres », qui s’étendent aularge, parallèlement à la plage, et que séparent des fosses suivies par lescourants de flux et de rellux, paraissent aussi ne s’être guère déplacésdepuis un siècle. D’une régularité singulière, ils offrent en général ladisposition d’un éventail dont la poignée serait au Pas de Calais et dont lesbranches divergeraient à angles égaux vers la mer du Nord ; mais, parleur nombre et leurs sinuosités, les bancs et les fosses forment un véri-table labyrinthe, où les marins doivent s’engager avec d’autant plus de pré-caution que les détours eu changent à toute heure suivant les alternativesdes marées, des courants et des brises. Evidemment, ces bancs d’alluvionsmarines qui occupent l’entrée de la mer du Nord doivent être attribués à laprépondérance des courants venus de la Manche . On a constaté que dans lePas de Calais la marche des eaux est surtout de l’ouest à l’est : le flot yprédomine sur le jusant. En outre, les vents d’ouest y sou filent plusfréquemment et avec plus de violence que les vents d’est : les troubles tenusen suspension dans les eaux de la mer sont donc entraînés en quantité plusconsidérable vers la mer du Nord et se déposent surtout le long de la côtellamande, où le flot se porte plus directement que sur la rive anglaise 3 ;les fonds de 20 mètres, que ne balayent pas les vagues de la surface, sesont exhaussés en moyenne de 1 ou 2 mètres depuis le commencement dusiècle. Mais, des deux côtés de la mer du Nord, en France comme en Anglc-

1 J. Cordier, Navigation intérieure du département du Nord, tome I, p. 12 cl 15.

2 Plocq, Annales des Ponts et Chaussées, mars et avril 1865, p. 151.

3 Plocq, Port et rade de Dunkerque, etc.; — Üelesse, Lithologie du fond des mers, etc.

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