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chàtel. Sur ce seuil, dont l’altitude est précisément celle d’anciens rivagesque l’on trouve au-dessus du Rhône, - près du fort de l’Ecluse, les amas dedébris qu’ont, apportés les lleuves d’autrefois contiennent, mêlés en dés-ordre, les cailloux du \alais et ceux de l’Oberland bernois 1 . Par quellevallée ou quelle cluse s'épanchait alors le surplus des eaux du Léman ,reste de l'ancienne mer tertiaire qui se prolongeait en golfe, de la Méditer-ranée jusqu’en Bavière ? On 11e sait. Les traces de l’ancien canal d’écoule-ment 11e sont plus visibles 2 .
De tous les lacs situés entièrement sur le territoire suisse , le plus grandest celui de Neuchâtel . Ce bassin n’est aussi que le reste d’une anciennemer intérieure beaucoup plus étendue. Il comprenait, non-seulement lesdeux lacs du voisinage, Bienne et Moral , mais encore toute la plaine méri-dionale, jusqu’au seuil d’Enlre-Bocbes, et les vastes plaines, aujourd’huimarécageuses, qui s’étendent à l’est jusqu’à la vallée de l’Aar ; il est mêmearrivé pendant ce siècle, dans les années très-pluvieuses, que les trois lacsse sont confondus en une seule nappe d’eau 3 . Les terrains humides quiséparent les bassins et au milieu desquels s’élèvent des collines boisées quifurent jadis des îles et des péninsules, portent encore le nom de « Pays duLac » ou Secland, et c’est avec ’ e, par les canaux d’égouttement
et le drainage, l’homme parvient à les conquérir et à les annexer à sesdomaines agricoles. Du reste, le peu d’élévation des rives correspond à unelàible profondeur relative des bassins : tandis que la plupart des lacs de laSuisse sont des cavités aux berges rapides, mais au lit presque uniformémenthorizontal, les trois lacs de la plaine ont une grande partie de leurs bords
composée de « blancs fonds », ainsi nommés de la couleur des eaux à tra-vers lesquelles les vases du lit sont vaguement entrevues; en maints en-droits, les roseaux occupent de vastes étendues des rivages, et, suivant les
saisons, les vasières incertaines du bord appartiennent tantôt à la campagneasséchée, tantôt à la région des eaux. Quant au fond du lac de Neuchâtel ,loin d’être uni, il présente une chaîne de collines parallèle aux rempartsdu Jura , et se continuant au nord-est par deux îles, le Jolimont, complète-ment émergé, et la colline de Saint-Pierre, encore entourée par les eauxdu lac de Bienne . Un isthme de bas-fonds et de roseaux rejoint la base du
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