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lui de Vérone et qui pour d’autres est la « ville de l’Ours », a gardé dansl’intérieur sa physionomie du moyen âge. Ces murs énormes des maisonss'appuyant sur des contre-forts inclinés, ces larges piliers d’arcades qui sou-tiennent la partie avancée des édifices, ces toits surplombant de plus d’unmètre, ces enseignes pendantes toutes chamarrées d’ornemenls en fer, cesfontaines avec leurs statues de facture barbare, mais pleines de mouvementet d’audace, rappellent bien l’ancienne Suisse féodale, en plein épanouisse-ment de sa force et de son orgueil : sans peine on s’imagine encore ces rues
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SüALMtlT DU MÜ.NCIl; LA JUNGFRAU , LE SILBEIWIORN, LE SCHNEEHORN, l’aLTELS ET LA BLU.MSLISALP DANS LE LOINTAIN.
Dcs?in de Fr. Schrader, d’après une photographie de M. Beck, membre du Club Alpin .
emplies d’hommes d’armes revenant du triomphe et du pillage, agitant leursdrapeaux et souillant bruyamment dans leurs cors, berne a des usines aubord de l’Aar , des faubourgs industriels en dehors de ses promenades d’en-ceinte, et dans les environs les vastes carrières de molasse. d’Ostermundin-gen; mais les grandes industries nationales, fabrication des fromages, tis-sage des lins et des draps, se poursuivent surtout dans les riches communesde l’Emmenthal, Langnau, Sumiswald , Iîurgdorf *, possédant toutes un grandnombre de ressortissants dans le reste de la Suisse et même à l’étranger.Langnau a plus de 16,000 «bourgeois». À Thun , l’Aar s’échappant du
1 Mieux nommé en français Berthoud , ch son fondateur Berclithold.