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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
que dépend la force militaire, composée des contingents cantonaux; c’estelle qui bat monnaie et fixe les poids et mesures, elle qui dirige les posteset les télégraphes, perçoit les droits de douane sur la frontière. La confédé-ration a également pour devoir de protéger les droits et la liberté du ci-toyen et de veiller à ce que les cantons eux-mèmes ne se permettent pas dela violer.
La capitale de la Suisse est Berne , à laquelle on a fait aussi l'honneurde placer le centre de l’Union postale qui comprend maintenant le mondecivilisé presque tout entier. L’autorité suprême de la Suisse , représentée parl’Assemblée fédérale qui siège à Berne , est composée de deux sections : leconseil national , dont les membres sont nommés pour trois années, enraison d’un député par 20 000 habitants, et le conseil des États , où chaquecanton entier envoie deux mandataires, chaque demi-canton un seul. Lesmembres du conseil national , représentant directement le peuple, sontindemnisés par la confédération, tandis que les députés du conseil des États sont indemnisés par les cantons. L’Assemblée, formée des deux chambres,nomme un conseil fédéral exécutif de sept membres, dont l’un est désignécomme président de la confédération, pour une année seulement : il n’estpoint rééligible. Son traitement annuel, payé par la confédération, commecelui des autres membres du conseil fédéral, est de 15,500 francs; ses col-lègues reçoivent 12,000 francs. Bans presque tous les cantons, le gouver-nement local est organisé de la même manière que le gouvernementcentral.
Tous les citoyens suisses âgés de 20 ans révolus sont électeurs et éli-gibles aux fonctions publiques : les non-laïques sont seuls exclus dunombre des éligibles. Les Suisses de 20 à 45 ans sont tenus, soit au ser-vice militaire, soit à une taxe d’exemption, dans les conditions détermi-nées par la loi. Il n’y a point de troupes permanentes; mais, chaque année,le gouvernement met sur pied, pendant quelques semaines, les citoyensappartenant à l’armée fédérale. Celle-ci se compose de « l’élite », pour laquellechaque canton fournit trois hommes sur 100 habitants, de la première ré-serve, et de la seconde réserve ou landwehr , qui comprend tous les citoyensde 54 à 44 ans; mais c’est en cas de danger seulement que ces vétéranspeuvent être appelés sous les drapeaux. L’ensemble des milices qu’il seraitpossible de rassembler, en cas de danger national, est évalué à 225 000 hom-mes, dont 119 000 soldats d’élite.
Quoique non permanente, l’armée pèse de plus en plus lourdement chaqueannée sur le budget de la Suisse . Vers le milieu du siècle déjà, l’ère du dé-ficit commença pour la plupart des cantons; elle est venue maintenant