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Livre III. L'Europe Centrale.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

liantes. Innsbruck, Salzbourg et beaucoup d’autres villes des Alpes autri-chiennes sont bâties sur un terrain que recouvraient autrefois les glaces 1 .

On a constaté que, dans la période actuelle, les glaciers du Tirol ont delongues alternances de progrès et de recul. À la lin du siècle dernier et aucommencement de celui-ci, les fleuves glacés se gonflaient et s’accroissaientd’une manière continue; nombre de pâturages avaient été recouverts parles glaces; des cols même, des sentiers où passaient les vaches avaient été

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D’après la Carte de.l* Etat-Major. C.Perron

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obstrués. Pendant les dernières années, c’est le phénomène inverse qui s’estproduit, du moins dans la région occidentale des montagnes. Les glaces etles névés ont considérablement décru dans les Alpes liroliennes. Tandisque les glaciers reculaient vers les hautes vallées, ils s’amoindrissaient éga-lement en épaisseur, et les masses neigeuses qui reposent sur les sommetss’abaissaient en proportion. Le géologue Pfaundler affirme que, de 1866 à1870, les cimes du groupe de Stubay ont diminué en moyenne d’une hau-teur de cinq mètres et demi par la fusion partielle des neiges qui les re-

1 II. Wallmann, Die Seen in den Alpen, Jahrbuch des Oest. Alpen-Yereins, 5 ,s Band.