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Livre III. L'Europe Centrale.
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VIENNE ET ENVIRONS.

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construites en 1704 pour empêcher l’entrée de la peste 1 . Les rues quicoupent cette ville extérieure rayonnent avec une certaine régularité versles campagnes et vers de grands faubourgs montant pittoresquement à l’es-calade des collines environnantes. Des parcs oui pris la place des anciensremparts, le « Jardin du Peuple », le « Jardin de la Cour », le « Parc dela Ville ». Le Prater , qui occupe une grande partie de Pile comprise entrela branche viennoise et le grand lit rectifié du Danube et où se trouventles principaux lieux de récréation des habitants, est assez vaste pour quescs bois les plus éloignés du centre de la ville offrent encore l’aspect de lanature libre. Au nord est le beau parc de l’Augarten . Enfin, sur les mon-tagnes voisines, Vienne possède aussi de grandes forets, telles qu’ellesétaient au moyen âge, lorsque les bois occupaient encore tous les alen-tours, jusqu’au Graben ou « fossé », devenu aujourd’hui l’une des plusbelles rues de la ville; mais à l’angle d’une de ses maisons cette ruea conservé un tronc de mélèze (Stock im Eisen), tout couvert de clous,témoignage de l’antique adoration des arbres. L’admirable Thiergartenrecouvre les pentes des montagnes, au delà des épaisses charmilles dupalais de Schônbrunn et de la « gloriettc » ou belvédère de Marie-Thé-rèse, qui profile sur le ciel sa colonnade élégante. Schônbrunn est déjàpresque englobé dans la cité grandissante, et c’est même à l’ouest que setrouve le faubourg de Ilietzing, « le plus beau village de l’Autriche , » enentier composé de maisons de plaisance. Au sud le château de Laxenburg ,avec ses beaux ombrages et scs constructions pittoresques, est encore séparéde la ville par une large zone de campagnes et par quelques chaînes de col-lines, dont l’une porte le nom de Wicnerbcrg.

Tout récemment, Vienne s’est assainie en se donnant l’eau qui lui man-quait; des sources issues directement des Alpes jaillissent de ses fontaines,bouillonnent dans les bassins de ses places publiques et remplacent l’eau depuits qu’alimentaient les infiltrations du Danube , même celles des égouts etdes cimetières 5 . Le ruisseau de Wien , que tôt ou tard l’on devra recouvrirpar décence, comme on a déjà recouvert le Màhringcrbach, l’Alserbach et l’Ütlakringerbach, ne roule que des eaux torrentielles en hiver, ou deseaux d’égout en été, pleines d’infusoires, d’algues et de matières décompo-sées 3 ; mais à sa place une autre rivière, enfermée dans un aqueduc de00 kilomètres de longueur et puisant ses eaux sur les pentes du Sclmee-berg, vient abreuver la ville. Son débit varie de 5 à 10 mètres cubes d’eau

1 EJ. Suess, Der Botlen der Sladl HT'ch, p. 95.

- EJ. Suess, Der lioilen der Sladl Wien. p. 25D, 250.

5 Dns Wasser in und um Rien, Prof. linger, etc. 18ü0.