DECOUPURES DU LITTORAL
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culape. « Au fond de l’a litre se trouve un magnifique bassin d’eau limpideoù reposent trois pièces die monnaie d’une vertu magique; mais nul n’essayede s’en emparer, car un serpent les garde et malheur à l’audacieux quis’approche du bassin! » Un des faits qui ont le plus frappé l’imaginationpopulaire et qui l’ont entiraînée à peupler de monstres l’intérieur des roches,c’est qu’en plusieurs cndlroits, notamment dans File de Melada et, sur lacôte voisine, dans les unirais de la rivière N'arenla, on a parfois entendule sol mugir fortement, les jours d’été, surtout au lever et au coucher dusoleil. Ce phénomène étrange, qui rappelle léchant matinal de la statue deMemnon, et qui trouve sion analogue dans la musique des roches échaufféesque des voyageurs ont entendue dans le désert d’Atacama, sur le Sinaï , ausommet du Mont-Blanc , ;a la Maladetta provient sans aucun doute du pas-sage de l’air, alternativement dilaté et condensé, à travers les fissures desgrottes sous-jacentes. Pendant l’automne de 1825, les mugissements de l'îlede Melada parurent tellement formidables que la plupart des habitantss’enfuirent, dit-on, sur le; continent voisin. Ils croyaient, entendre la plaintemenaçante des âmes du purgatoire trop longtemps oubliées.
L’Istric et la lia 1 ni a t î e, si remarquables entre les pays d’Europe par lerelief de leurs plateaux et le cours de leurs rivières, ne le sont pas moinspar les découpures de leiurs côtes. Il est vrai que dans son ensemble la pé-ninsule istriote présente une forme assez massive. La ligne normale des ri-vages est régulière ; mai:s elle est interrompue par des baies qui sont devéritables défilés marins,, continués dans l’intérieur de la presqu’île pard’étroites cluses de roc hiers. Ainsi la côte occidentale est comme entailléepar la Yalle Quieto, partiellement changée en marécage, et par le canal deLeme, qui se prolonge en cluse et pénètre jusqu’au milieu de la péninsule;à l’est, le canal d’Arsa, plus irrégulier, la haie de Fianona et d’autresmoins importantes écha ncrent aussi profondément la côte de l’Istrie. Maiscombien plus bizarre encore est le littoral de la Dalmatie avec scs frangesde péninsules et ses îles, ses îlots, ses écueils innombrables !
A première vue, on poiurrait croire que cet archipel illyrien, défendant lacôte d’une double et trip le barrière, doit être assimilé aux skaeren d’îles etde rochers qui bordent lie littoral de la Norvège et que des fjords décou-pent en un dédale pareil à celui de la grande côte voisine. Toutefois l’ana-logie n’est qu’apparente.. Tandis que les fjords de Scandinavie sont des val-lées sous-marines très-profondes découpant les montagnes de la côte danstous les sens et se ramifi.ant en une multitude de branches, les détroits des
1 Pœppiy ; Holland ; Viollet-lc-Duc.
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