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dont le nom rappelle l’ancienne parure de végétation ; Curzola n’a plus lesbois qui l’avaient fait nommer la « Corcyre noire ». Tontes les îles se dis-tinguent aussi, grâce à la nature de leurs rochers, par la vigueur des con-tours, l’àpreté des saillies : l’île de Melada et celle de San Clemente, dansl’archipel des Spalmadori, peuvent donner une idée de ce tracé des ri-vages, si différent des molles ondulations de la plage italienne. Sauf dansles vallons, les roches de l’archipel dalmale sont aussi pour la plupart assezinfertiles; cependant là où des couches de grès ont retenu les eaux, lesol fécond donne de magnifiques récoltes. Ainsi, tandis que la Levrera, îlotcalcaire situé près des côtes de Cherso , nourrit seulement des lapins, San-
N® 79. — SAN CLEMENTE.
I. LESINA
Port de Lezino
Port S^Clcmente\9
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sego, plus petite, s’est peuplée récemment de plus d’un millier de cul-tivateurs vivant dans un véritable jardin 1 .
La vallée de l’Isonzo , l’istrie, la Dalinatic ressemblent à la péninsuleitalienne par le climat. L’extrémité méridionale de l’Illyrie autrichienne està peu près sous la môme latitude que Rome , et la longue extension del’Adriatique vers le nord-ouest donne une llore méditerranéenne à toute laprovince du Littoral : à deux degrés et demi plus au nord que la Provenceet la Ligurie , les myrtes et les lauriers croissent à l’air libre sur les rochersqui dominent les bouches du Timavo*. Dans son ensemble, la contrée,bien abritée au nord-est par les montagnes, est exposée directement auxrayons du soleil de l’après-midi. Les caroubiers, les lauriers, les citron-niers, les orangers, les figuiers de Barbarie vivent en pleine terre dans les
1 ileinrich Noë, Dalmatien and seine Insclwelt.■ Marcheselti, fioles manuscrites.