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Livre III. L'Europe Centrale.
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CLIMAT, FLORE ET FAUSE DU LITTORAL DE L'ADRIATIQUE .

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dans les lagunes de 'Nenise la double oscillation des marées se succède très-régulièrement de douze heures en douze heures, elle s’accomplit en un jourentier avec une avance d’environ deux heures par mois dans le go 1 le deOuarnaro et dans les porls de Dalmatie 1 2 : c’est le même phénomène quesur les côtes d’Alger \

Les grands contrastes de climat que présentent le plateau, les plages etles îles du Ouarnaro et de la Dalmatie ont eu pour résultat de faire variersingulièrement les flores locales. Sur le Carso, nous l’avons vu, se rencon-trent les flores méditerranéenne, allemande et croale; dans les valléesbasses la végétation varie beaucoup, suivant l’altitude, l’exposition, l’abri.La flore maritime est encore plus riche en proportion, à cause du milieufavorable que lui procurent les innombrables bras de mer de dix à cin-quante mètres de profondeur qui découpent le littoral et se ramifientautour des îles : c’est sur les côtes de la Dalmatie que les naturalistesd’Europe peuvent faire les collections les plus abondantes de plantes ma-rines. La faune des côtes illyriennes se distingue également par quelquesespèces particulières, outre celles qui vivent dans ses cavernes. Les reptilesy sont fortement représentés, notamment par diverses espèces de tortues;enfin des ours bruns parcourent les montagnes; les renards et les martresdescendent dans les plaines; mais les cerfs, les sangliers ont disparu, tandisque le chacal, par lequel la faune de la Dalmatie constitue une zone detransition entre l’Europe et l’Afrique , se montre encore dans quelques îles etsur la terre ferme de la Dalmatie méridionale 3 4 . Quant aux eaux marines quibaignent les îles, elles sont très-poissonneuses; on pêche le thon dans la baiemême de Trieste , à Grignano; les sardines, que poursuivent surtout les pê-cheurs, se montrent en bancs énormes sur les côtes d’islrie, mais elles n’appa-raissent pas toujours dans les mêmes parages ; les anguilles remontent lesrivières de la Dalmatie , et rien ne serait plus facile que d’aménager quel-ques lacs de la côte en « champs » de pèche semblables à ceux du lac deCommachio, sur la rive opposée de l’Adriatique . Parmi les « fruits de mer »,les plus appréciés du Ouarnaro sont les scampi (nephreps norvégiens),espèce d’écrevisses que l’on croyait naguère n’exister en outre que sur lescôtes de Norvège, mais qui se voient aussi dans les mers de Nice et près desîles Baléares *. Les soles des baies dalmates sont un poisson délicieux.

Quoique dépendances politiques de l’Autriche allemande et de la Hongrie ,

1 Lorenz, Topographie von Fiume und Umgebung, p. 89 et suiv.

2 Aimé, Recherches de physique sur la Méditerranée .

5 Carrara. Marchesetti, etc.

4 Marchesetti, Noies manuscrites.