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liantes herbes, sont bordées de maisons basses, « semblables à ees cabinesqui s’élèvent sur le pont des bateaux de transport 1 ». Les nécessités ducommerce et de la défense commune ont pu seules forcer les Yougo-SIaves àse construire des villes, car ils aiment fort le grand air et la nature libre.Presque partout les maisons sont dispersées sur de grands espaces; nombrede prétendues cités, choisies par le gouvernement autrichien comme centresadministratifs, ne sont que de vastes communes rurales ayant au milieu unpetit groupe de constructions.
La capitale de la Slavonie , Osjek (Essek), a, comme Sisek, l’avantaged’être située au point de jonction de deux grandes plaines, dans la régionoù les méandres de la brave s’entremêlent à ceux du Danube : de nombreuxfaubourgs entourent la forteresse et sont animés par un commerce très-actif;ils possèdent même quelques filatures de soie : un chemin de fer traverse labrave en aval d'Osjek et met cette ville en communication avec la Hongrie .De tous les groupes de population de la Croato-Serbie , Osjek est le pluscosmopolite d’aspect : les Allemands et les Magyars s’y rencontrent en grandnombre avec les Slavons indigènes. La ville épiscopale de Djakovo (en hon-grois Diakovar), .située dans les plaines de l’intérieur, au sud-ouest d’Osjek,a beaucoup mieux conservé son caractère de vieille commune slavonne :e’esl Je foyer le plus ardent de la nationalité croalo-serbe. Yorovitica (enhongrois Yerocze), qui a donné son nom au combat, est aussi habitée deSlaves; mais quelques colonies allemandes et hongroises se trouvent dansles environs.
J.a péninsule orientale de Sir mie, située entre le Danube et la Save , aégalement ses villes, moins importantes, mais plus célèbres qu’Osjek, àcause des nombreux faits de guerre, qui s’y sont accomplis. En aval de Vu-kovar (Bukovar), Pelrovaradin, dominée par sa puissante forteresse et com-mandant. de l’autre coté du Danube la ville de Aovisad (l jvidek ou Aeusatz!,rappelle la victoire que le prince Eugène remporta en 1710 sur les Turcs ;plus bas, Karlovie (Carlowitz), également sur le Danube , est la ville où lesTurcs signèrent en 10091e traité par lequel ils abandonnaient la plus grandepartie de leurs conquêtes en dehors de leurs lim-ites actuelles; comme siègede patriarcat, Karlovie est la cité vers laquelle regardent toutes les populationscroates et serbes de religion grecque. Zemun ou Seinlin « la Chrétienne»,souvent en guerre avec Belgrade quand celle-ci était encore une forteresseturque, est située près du conlluenl du Danube et de la Save : c’est la prin-cipale station du commerce de l'Austro-Uongrie sur le bas Danube et le
1 Yriarte, Kevue des Deux Mondes, 1" mars 1876.