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joint le cours de la Kraszna et celui de la Sebes Kôrôs, à l’est de Debreczen .Lors des inondations, une partie des eaux de la Kraszna reprend sa routedirecte vers le sud-ouest par les marais de l’Kr : toute, la région nord-orientale de la plaint' hongroise est transformée en une île immense.Le llortobagy, qui coule au sud de Tokaj, est aussi une ancienne Tisza .Malgré les endiguements, les marais que la Tisza laisse au loin sur sa rivegauebe et que les propriétaires bordent de cultures nouvelles, ne sont pointgarantis contre le retour des eaux. Non-seulement ils sont exposés à l’irrup-tion violente du Ilot d’im nidation 1 , quand s’ouvre une crevasse dans le rem-part des levées, mais ils se remplissent aussi par les eaux de suintementqui se répandent soulerrainement de chaque côté du lleuve jusqu’à une dis-tance considérable dans les terres : ces crues sont même plus dangereusesipie les inondations directes, parce que le manque de canaux d’écoulementleur donne une plus longue durée. En 1855, des habitants du comitat deDorsad percèrent les digues en aval de leurs champs et l’inondation s’éten-dit sur un espace de J 50',0U0 hectares.
Mais la grande cause de submersion se trouve dans la forme même dulit danubien. Les délilés trop étroits et trop obstrués de rochers que le grandfleuve doit traverser à sa sortie de la plaine hongroise ne laissent pas écoulerles eaux surabondantes de neige et de pluie avec une vitesse suflisante : ilfaut que la masse liquide reflue dans la plaine supérieure. Alors tous lesmarais riverains sont changés en lacs et présentent de nouveau l’aspect del’ancienne mer hongroise : c’est le mare album des anciens auteurs. Lorsdes grandes inondations, les campagnes basses de Panesova sont recou-vertes de 2 mètres d’eau sur un espace de 47,000 hectares et les litsde la Save, de la Ternes, de la Tisza se changent en golfes pour recevoirle trop-plein du Danube : le courant change de direction dans tons lesaffluents et jusqu’à une distance considérable de leur embouchure, quandla période de crue du fleuve principal précède celle de ses tributaires ;les embarcations se laissent alors porter du Danube dans ses rivières af-lluenles. Telle est la faible pente de ces cours d’eau, (pie des crues danu-biennes de 4 mètres ei demi font refluer le cours de la Tisza jusqu’àSzeged , à 155 kilomètres de distance; des crues plus élevées ont renverséle courant jusqu’à 150 kilomètres. Phénomène bizarre, et qui fait biencomprendre la configuration de ce pays, une légère élévation du sol, quel’on appelle « colline » dans la contrée et qui se trouve directement àl’ouest de Püspôk Ladtiny, et à 500 kilomètres au nord du confluent du
Portée moyenne de la Tisza, d’après Sonklar. 1,700 mètres.
Débit de crue >» d’après TVallandt ....... T,000 »