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ment un groupe de population tout à fait distinct dans leur nouvelle patrieet, par leur bravoure, leur intelligence, leur force de cohésion nationale, leurzèle patriotique, comptent beaucoup plus que d’autres peuples plus nom-
ques, Ruthènes, Allemands ou Roumains, ils luttent contre la prépondérancepolitique des Magyars; en 1848 et en 1849, ils les combattirent même avecfureur sur les champs de bataille. Actuellement, le patriotisme serbe semanifeste surtout par leur zèle pour le maintien et la propagation de leurlangue : la société la « Mère des Abeilles » ( Malica) a rendu les plus grandsservices à l’étude de l’histoire serbe et de la philologie. La ville d’Uj-Yidék,
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D'après Ficker
C. Perron
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qu’ils appellent Novisad (le Neusatz des Allemands), est devenue pour euxun centre d’activité littéraire, une sorte de capitale intellectuelle et reli-
ieuse; c’est là que le célèbre Safafik, de nation slovaque, rédigea plusieurs
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de ses grands ouvrages sur l’ethnographie et les langues de sa race; c’est làaussi que se fonda la Société de la « Jeunesse » (Omladina ), devenue redou-table aux Magyars comme association politique. Représentants de la Yougo-slavie, les Serbes de la Hongrie méridionale ont le grand avantage de s’ap-puyer sur les Slavons d’outrc-Danube, sur les habitants de la Serbie indé-pendante, de même que sur les Croates , les Dalmates autrichiens et tous lesSlaves de la Turquie ; mais ils ne sont pas unis avec tous par les liens d’unereligion commune. Entre les Croates catholiques et les Serbes orthodoxesgrecs, les dissensions sont nombreuses, de même les Chohaczes ou Bunye-