I’RESROt RG. ŒDENROl'RG, M011ÂGS.
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deur, cette ville reprendra probablement une grande importance, car elleest au point do jonction de cinq chemins de fer et l’entrepôt central entrela vallée de la Drave et celle du Danube . Elle est actuellement beaucoupmoins peuplée que la ville presque entièrement germanique d’CEdenburg(en hongrois Soprony), l’ancienne ville romaine de Scarabantia, dont lenom allemand indique pourtant l’existence d’un ancien désert, fait proba-blement par des armées de ravageurs; par son commerce et son industrie,cette ville de la frontière, située dans les campagnes fertiles et bien cul-tivées qui s’étendent à l’ouest du lac de Xeusiedl, se trouve déjà dans lecercle d’attraction de "Vienne. C’est dans les environs d’Œdenburg que sontles plus splendides domaines de la famille Eslerhazy.
Le bassin de la Drave n’a, dans les limites de la Hongrie , que des bourgscommerçants, comme Nagy Kanizsa, et une seule ville importante par sonrôle dans l’histoire et par son commerce : c’est l’ancienne cité, autrefoisslave, de Pécs (Fünfkircben), bâtie à la base d’un petit massif de collinespercées de grottes, près d’un bassin liouiller activement exploité; parplaisanterie, les habitants la comparent à Vienne : «Les Allemands ont unliées, disent-ils, les Hongrois ont un Pécs ». Le territoire de Pécs est un deceux qui ont été disputés avec le plus d’acharnement par les Turcs et lesMagyars. A l’ouest, est le « Château de Elle » (Szigetvâr), que ZiTnyi défen-dit, en 1560, avec tant d’héroïsme et de faste contre Soliman le Magnanime,vainqueur qui ne put jouir de son triomphe et mourut dans le camp même,après avoir perdu 50,000 des siens. A l’est, sur la rive du Danube , est laville de Mobacs, où, quarante années auparavant, Soliman avait écrasél’armée de Louis II , resté au nombre des morts, et où les Turcs furentvaincus à leur tour, en 1687. Mobacs est la principale escale des bateauxà vapeur du Danube , en aval de Duna-Fôldvâr et de Paks.
La région des Carpates hongroises, sur les confins de la Moravie et de laC.alicie, a moins de cités populeuses que les autres parties de la Hongrie ;mais ces villes sont pour la plupart bâties en d’admirables vallées où ruis-sellent les eaux vives et verdoient les prairies. Nagy Szombath (en allemand Tyrnau), dans le eomitat de Presbourg , est une «petite Rome », aux nom-breux clochers, une ancienne ville d’université. Trencsén fut jadis une placeforte, et son château, changé maintenant en une pittoresque ruine, passaitpour imprenable; l’eau y était fournie à la garnison par un puits de 180mètres de profondeur. Non loin de là jaillissent les eaux sulfureuses deTepla, que les Allemands appellent Teplitz , comme les fameux bains de laBohème. Les villes de mines, autrefois beaucoup plus importantes, sontSclmeczbanya (Sehemnitz) et Kôrmôczbânya (Ivremnilz), célèbre par les du-