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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
plateau peu élevé de la Podolie n’offre aux plaines de Galicie qu un bienfaible abri contre les vents de la nier Glaciale, tandis qu’au sud et au sud-ouest le rempart des Carpates arrête les vents tièdes de la Méditerranée;l’exposition générale du pays est précisément au nord-est, et c est de cecôté que viennent frapper directement les courants atmosphériques venusdu pôle. En été, les chaleurs sont très-fortes; en hiver, les froids sont re-doutables 1 . D’ordinaire les gelées durent sans interruption pendant troismois d’hiver; à Tarnopol , dans les collines de Podolie, lu températuremoyenne se maintient durant cinq mois au-dessous de zéro. Accoutumés àce climat rigoureux, les montagnards desBeskides et des Carpates qui des-cendent chaque année dans les plaines de la Hongrie et de la liasse Autriche pour y gagner leur vie comme manœuvres ou colporteurs, tombent iacile-ment malades; ils reviennent dans leurs chères montagnes, pâles, émaciés,fébricitants.
Au nord des Carpates , la lutte des races ne met point aux prises lesSlaves et les Magyars, comme en Hongrie , ni les Slaves et les Germains,comme en Moravie et en Bohème. 11 n’y a point de Hongrois dans le pays;les Allemands ou « Schwahen », ainsi qu’on a l’hahilude de les désigner,sont relativement pou nombreux et, vivant pour la plupart en étrangers, ilsdoivent s’accoutumer à parler le polonais et le rulhène ; dans les grandesvilles seulement, et çà et là dans les campagnes de la Galicie orcidenlale, ilsconstituent des colonies homogènes et peuvent garder leur piarler et leursmœurs. Une foule d’Allemands, introduits au siècle dernier «comme colonsagricoles, ou venus depuis en qualité de mineurs, se sont complètementslavisés en apparence, comme tous leurs compatriotes arrivés antérieure-ment. Ainsi des émigrants germains du treizième siècle avaient fondé desvillages dont les noms, Uancut (Landshul), I.anckorona (Landskrone), rap-pellent l’ancienne langue; mais c’est là tout ce qui témoigne de la nationa-lité primitive. De même, les tisseurs flamands cl autres venus au treizièmesiècle, à l’époque de Casimir le Grand , ignorent pour la plupart quelle estleur origine; sauf les noms de famille, tout est polonais chez eux. Un cer-tain nombre des 154 colonies d’Allemands qui se sont maintenues commedes îlots ethnologiques, le doivent à la différence de religion. En effet, prèsd’un quart des paysans germains delà Galicie sont protestants 2 , et le dia-lecte qu’ils parlent a fini par se rapprocher plus de l'allemand de la Bible
Chaleurs de l’été . 58
Froids de Fiiiver.. 52