MIMES DE LA BOHÈME.
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grie 1 . La Moravie et la Bohème méridionale, près de Budéjovice (Bud-weis), ont de précieuses conciles de graphite, <pii fournissent les trois quartsdu minéral de cette espèce obttenu en Autriche . Sur le versant méridionalde l’Erzgcbirge, se trouvent amssi de grands gisements d’étain, ce métal quimanque à la plupart des pays de l'Europe . Si la Bohème avait des carrièresde sel gemme, son écrin géologique serait au ^ lut, de l’or et des pierresprécieuses au 1er et au porphyre : ou y trouverait tous les minéraux utiliséspar l’homme. Jadis une cité tchèque, Kutnû-IIora ou Kutlonbcrg, donttoute l’activité est tournée aujourd’hui vers l’industrie manufacturière,était une des villes minières les plus célèbres du monde entier; avantla découverte de l’Amérique , ses veines argentifères livraient au com-merce une grande partie du miétal nécessaire à la circulation des monnaies.Le puits d’une mine abandonnée de Ivutnû-IIora fut longtemps le plusprofond qui existât en Europe ;, d’après Ilumboldt, il descendait à près demille mètres dans l’intérieur die la terre. Les cadavres de -4,0U0 frères Bo-hèmes qu’on y jeta pendant les guerres de religion ont en partie servi à lecombler. Maintenant ce sont d’autres mines de plomb argentifère de la Bo-hème, celles de Pribram , qui sont les plus profondes du monde entier etcelles dont l’exploitation dans les galeries basses se fait de la manière laplus régulière. Ouvertes, dit-on, dès l’année 755, ces mines eurent unegrande importance jusqu’au milieu du seizième siècle. Lors de l’arrivée enEurope des trésors du Nouveau Monde, elles aussi avaient été presque aban-données ; mais vers la fin du siècle dernier on remarqua que la richessedu métal augmentait avec la p>rofondeur de la mine et l’on se mit à l’œuvrepour creuser la terre plus avan t. En 1874, la mine avait 17 grands puits deplusieurs centaines de mètres, et l’un d’eux, le puits Adalbert, venait d’at-teindre la cote de 1,000 mètres eu contre-bas de la surface, soit -451 mè-tres au-dessous du niveau de L’Adriatique. Les travaux d’approfondissementse continuent toujours et, connue on l’avait prévu, le rendement en métaln’a cessé de s’accroître A
1 Production du combustible minéral en 1875 :
Bohême. 5,400,000 tonnes,
Silésie. 904,000 »
! Production de la mine en kilogramimes d’argent :
1779. . . . 187 kilogr. 1855. . . . 6,425 kilogr.
1800. ... 771 » 1800. . . . 12,807 »
1817. . . . 2.110 » 1874. . . 20,551