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ils sont élus par la diète de leur propre pays, elle-même composée demembres de droit, nobles, prélats et fonctionnaires, et de membres élus,les uns par le vote direct, les autres par le vote indirect des villes, des bourgset des citoyens . rien de plus enchevêtré que la statistique des corps électo-raux. Dans la diète de l’est, les délégués croates peuvent s’exprimer en leurlangue. Encore en 1877, les Contins militaires de la Croatie ne sont pasreprésentés au parlement de l'est.
Les intérêts communs à l’empire autrichien et à la monarchie hongroisene pouvant être discutés ni dans le Iieichsrath ni dans la Diète, il faut queles deux corps représentatifs nomment eux-mêmes leurs députés. Chaque lé-gislature choisit une délégation de soixante membres, composée d’un tiersde seigneurs ou de magnats et de deux tiers de représentants des chambresinférieures. Les deux délégations siègent alternativement à Vienne et à Pest,ainsi que les trois ministres responsables, mais elles ne peuvent délibérer encommun, et, en cas de désaccord, elles s’adressent mutuellement des messa-ges pour exposer leurs vues dans leurs langues respectives ; si l’entente nes’est pas établie après trois messages envoyés de part et d’autre, les assem-blées se réunissent, non pour discuter, mais pour voter immédiatement etdécider la question à la majorité des voix. Tels sont les rouages de la consti-tution « dualiste » inventée par François Deâk au prolit de l’Autriche alle-mande et des Magyars ‘. Quoique absolument injuste pour les Slaves du nordet du sud, — Tchèques, Moraves, Polonais, Kuthènes, Serbes, Croates, Slo-vènes et Dalmates, — aussi bien que pour les Roumains et les Italiens de lamonarchie, cette constitution a duré dix ans et l’on en discute le renouvel-lement pour un laps de dix autres années. Un avenir prochain montrera sielle est assez solide pour résister aux grandes secousses du monde orientalet pour se maintenir, contrairement au droit, qui est la fédération entrepeuples égaux et libres.
Les diverses Diètes provinciales ( Landtagc ) ressemblent aux Uiamnres sou-veraines par la bizarre complication de leur organisme, que règle le di-plôme de 1800. La partie autrichienne de l’empire n'a pas moins de dix-septdiètes locales, — en y comprenant le conseil municipal de Trieste , — compo-sées de députés appartenant à deux catégories distinctes. La première catégo-rie se compose des membres non élus qui siègent de droit, comme posses-seurs de « voix virile » ; ce sont les archevêques, les évêques et les recteursd’université. Les députés de la seconde catégorie sont élus par quatre grou-pes distincts d’électeurs : les grands propriétaires fonciers, les villes, bourgs