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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
puissances de l’Europe . Le déficit est de règle; de 1 7<SI jusqu’à nos jours,c’est-à-dire en près d’un siècle, les recettes annuelles n’ont etc que deuxfois supérieures aux dépenses, et pendant ce temps que de banqueroutespartielles, déguisées [tardes artifices plus ou moins ingénieux! 11 est vrai quele budget commun de la monarchie se solde chaque année sans déficit appa-rent, mais ce budget n’est autre chose qu’un compte de dépenses générales,et quelles que soient les sommes employées, la Cisleithanie et la Translei-thanie doivent les rembourser, dans une proportion de 68 [tour l’Autriche etde 52 pour la Hongrie , qui sera ^ ' ' ’ement modifiée par de nouvelles con-
ventions, mais qui est à peu [très la véritable mesure des ressources respec-tives. Si les dépenses sont trop lourdes [tour les deux Etats, ils doivent créerde nouveaux impôts ou bien accroître leur dette L Les deux tiers des recettesannuelles de l’Auslro-Ilongrie servent à solder les dépenses militaires, tantpour l’entretien de l’année que pour les intérêts des emprunts contractésdans les guerres passées : il ne reste plus qu’un tiers des recettes pour legouvernement, l’administration, les travaux publics, l’instruction et l’im-prévu. Aussi l’État doit-il avoir recours à des taxes l'orL onéreuses pesantsur les objets de consommation; il incite même le peuple à déposer son ar-gent dans les loteries « impériales-royales » ; mais cela ne suffit point : ilfaut toujours faire appel aux prêteurs bénévoles, toujours inscrire de nou-velles sommes sur le grand livre de la Dette. C’est à onze milliards au moins,soit à sept années du revenu total de l'empire, que l’on peut évaluer lemontant de la dette actuelle de l'Austro-Hongrieu Aussi le crédit de l’Etatest-il peu solide, et jamais ses billets à cours forcé n’ont été acceptés commeayant la valeur de l’argent ; ils sont en moyenne d’un cinquième au-dessousdu pair. Là est un des grands dangers de la puissance autrichienne : avecdes finances en désarroi, comment pourrait-elle avoir l’audace nécessairepour écarter les redoutables dangers qui menacent son existence ?
1 Budget commun en 1870 : 121,000,000 fl. (à 2 fr. 50) 302,500,000 fr.
Budget de la Cisleithanie en 1877.» de la Transleithanie »
Recettes prévues- .Dépenses n . .Recettes » . .Dépenses » . .
378,000.000 fl.404,500.000 «105,000.000 ii180,000,000 »
945,000,000 fr1,011,250,000 »412,500,000 »450,000,000 »
Dette flottante le 31 mai 1877 : 411,999,714 fl., soit 1,029,999,283 fr., à 715 fr. près le maxi-mum fixé par la loi.