FLEt'VES ET PElI'hES DE [.'ALLE.M AttN'E.
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par la plaine de l'Allemagne du Nord s’est pendu; du coté de l’orient,en changeant ainsi la direction des eaux qui coulent à sa surlace : aumoins les trois fleuves, Oder, Vislule, Niémen, peut-être aussi l’Elbe , sesont également rejetés vers la droite. Le mouvement général de dépressionque l’on a constaté sur toute la côte prussienne de la Baltique est un témoi-gnage des grandes oscillations qui ont eu lieu dans toute la plaine alle-mande, comme des rides à la surface de la mer.
Très-également arrosée; dans son ensemble, possédant des terres fertilesen assez grande étendue, embellie dans ses régions moyennes par la variétédes coteaux et des vallées, des forêts et des prairies, jouissant d’un climattempéré; sans trop longue durée de la saison d’hiver, le territoire qui est denos jours l’Allemagne était un de ceux où les peuples en migration devaientséjourner le plus volontiers, d’autant plus qu’il est d’un accès facile à l’estet à l’ouest, c’esl-à-dire dans la direction que suivent presque toutes lesnations en marche, conformément à la voie que le soleil lui-même leurindique chaque jour. Mais quelles étaient, à l’aurore de l’histoire humaine,les populations qui habitaient la Germanie? On ne peut émettre que deshypothèses à cet égard, car c’est à moins de vingt siècles en arrière seule-ment que peuvent remonter les investigations directes. Pour les contrées si-tuées à l’orient de l’Elbe les documents vraiment authentiques sont encorebeaucoup moins nombreux. On admet seulement d’une manière généraleque des tribus de race germanique habitaient le pays en grande majorité,et qu’après leur migration vers l’ouest et vers le sud elles furent rempla-cées par des populations d’origine slave 1 .
Il existe cependant des traces de populations qui vécurent en Germaniebien longtemps avant les Teutons contemporains de Marins et les Slavesdont parle Tacite sous diverses dénominations de tribus. Ainsi dans unegrotte de la vallée de Neanderthal, aux environs de. Düsseldorf , on a décou-vert un crâne des plus remarquables par le développement de ses arcadessourcilières ; certains auteurs n’ont voulu y reconnaître qu’une formepathologique, tandis que la plupart des anthropologistes y voient le typecrânien d’une race qui n’est point complètement éteinte et s’est entremêléepar les croisements avec les habitants de l’Europe moderne; on en rencontreencore çà et là quelques l’eprésenlants, qui d’ailleurs, en dépit de leurligure vaguement ressemblante à celle du gorille, ont souvent une intelli-