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Livre III. L'Europe Centrale.
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NOUVELLE G LOCH A U II IL UNIVERSELLE.

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commune de Stuttgart . C’est pendant le cours de la dernière génération queles deux cilles sœurs onl si rapidement grandi. 11 y a un siècle, Stuttgart n’avait que 20,000 habitants. De 1807 à 187.1, l'accroissement n’a pasété moindre de 21 pour cent; c'est plus que celui de toute autre villed’Allemagne .

La partie ancienne de la ville, encore reconnaissable à ses rues peu régu-lières et de largeur inégale, occupe toujours le centre de la cité, mais ellen’en est plus qu’une très-faible part. Ses tours d’enceinte ont été rasées, etles fossés comblés ont été transformés en de larges nies, dont l’une, laKonigsstrasse, est la plus somptueuse et la plus animée de Stuttgart . Desédifices construits avec goût s’élèvent dans toutes les parties de la ville, etparmi les statues qui ornent les places et les jardins, il en est de fort belles :l’une est celle de Schiller, modelée par Tliorvvaldsen. Stuttgart , sans êtreune ville d’université, a de très-grands établissements d’instruction pu-blique et d’immenses trésors en collections diverses. La bibliothèque con-tient 550,000 volumes, ainsi que beaucoup de médailles et de manuscrits;le cabinet d’histoire naturelle est surtout remarquable par les innombra-bles fossiles recueillis dans les montagnes de la Rauhe Alp et en d’autresrégions de la contrée; le musée, où se trouvent îles tableaux précieux, ren-ferme une collection spéciale des modèles et des moulages de l’œuvre deThorwahlsen. Stuttgart est, parmi les villes d’Allemagne , une de celles oùl’on public le plus de livres et les plus beaux. La musique est aussi fort enhonneur dans la capitale du Württemberg : les fabriques de pianos y sontnombreuses.

Les jardins du château royal, un peu trop étroits seulement et déjà com-plètement entourés de maisons, de casernes, de constructions de toute espèce,continuent Stuttgart au nord-est dans la direction de Cannstadt . Des palaisélégants et des villas riches en œuvres d’art s’élèvent aussi dans cette,annexe de Stuttgart , devenue surtout célèbre par ses sources salines et fer-rugineuses, qui jaillissent, au nombre d’une quarantaine, sous la ville mêmeet dans les environs, et qui attirent pendant la saison des milliers de visi-teurs. Cannstadt jouit d’une singulière renommée comme lieu de guérison ;les établissements thérapeutiques de toute esj)èce y sont nombreux : unepartie considérable de la population se compose de malades et de valétudi-naires étrangers. Quant à Ludvvigsburg, ville de création tout artificielle quis’élève au nord de la plaine de Stuttgart, près d’un grand méandre du Da-nube, c’est le Versailles du royaume; elle existe comme dépendance duchâteau, et ses rues, qui se coupent à angle droit, sont toutes parallèlesau parc royal ou viennent y aboutir. Strauss, l’auteur de la Vie de Jésus,