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Livre III. L'Europe Centrale.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Bavière : l’une n’a pas moins de 52 mètres de profondeur; par compen-sation, un remblai dépasse la hauteur de 52 mètres.

Tandis ipie les pierres diminuent de volume loin des montagnes, les cou-ches de /ü,vs, formées des légères molécules d’argile que les eaux calmes ontdéposées sur le sol, s’accroissent en nombre et en épaisseur dans la direc-tion du Danube. A la base des Alpes , il ne s’en l'encontre i;à et là que deminces feuillets, à peine suffisants pour nourrir les plantes qu’on y cultive;dans les plaines qui bordent le Danube , le loss est épais de plusieurs mètreset l’on v rencontre fréquemment des ossements de mammouths et d’autreséléphants; enfin, au nord du fleuve, il recouvre les pentes jusqu’à 00 et même120 mètres au-dessus de la plaine, et fait la richesse de la contrée par sonexcellent terroir, où tous les éléments d’un sol de labour, argile, sable,chaux, humus, se trouvent en proportions voulues. Le grenier de la Bavière est la région qui s’étend de. Batisbonne au confluent de l’isar. On lui donneeu langage populaire le nom de Dunkelbuden, que l’on croirait avoir lesens de « Terre sombre », mais qui est l’ancien mot Dungaubuden ou « Solde la vallée danubienne 1 ».

La forme inégale des vallées, par lesquelles les amas de débris se sontdéversés dans le bassin du Danube , n’a pas permis aux déjections des'étendre en couches parfaitement régulières ayant partout la même incli-naison. La surface du plateau de la Haute-Bavière est au contraire assez,ondulée; des rangées de monticules, s’alignant pour la plupart parallèlementaux rivières, s’élèvent au-dessus du niveau moyen du sol, tandis que der-rière ces hauteurs s’étendent des cavités où les dépôts se sont faits en moinsgrande abondance et qui sont occupés maintenant par des lacs on des ma-rais. La contrée tout entière, garde un aspect inachevé. Quoique la pentegénérale du sol facilite l’écoulement des eaux, et que déjà des centaines depetits bassins, qui furent certainement des lacs, aient été graduellementcomblés par les alluvious ou vidés par les rivières qui s’en échappent, cepen-dant il reste dans la Haute-Bavière des lacs de plaine fort considérables,dont quelques-uns peuvent se comparer pour la profondeur aux lacs voi-sins, situés dans le cœur des montagnes. Trois de ces mers intérieures riva-lisent même d’étendue avec les lacs secondaires de la Suisse , tels que ceuxde Brienz et de Thun . Le lac d’Ammer a des rives basses et couvertes deforets ; le lac de Würm ou de Starnberu est tout entouré de collines boiséesaux gracieuses ondulations et les villes de ses bords doivent au voisinage deMunich d’être le séjour d’été favori d’un grand nombre de visiteurs : un de

1 Gumbel, Bavaria , I. I, ]>. 59; — Smidtncr, p. 145.