655
duellement rejeté au pied des hauteurs septentrionales par le grand cône dedébris qu’apportaient les courants glaciaires des Alpes , et par suite a dûprendre la l'orme semi-circulaire que présente j s la hase des talus dedéjections : il ne reste plus de l'ancien lac que des marécages, le Donau -Uied et le Donau -.Moos, diminuant peu à peu eu étendue sous l'effort descultivateurs. Des rivières errantes, <;à et là comblées, s’entrecroisent encoredans les campagnes, mais on les sépare peu à peu du courant principal ; les
Sndherm
10° 25 'K.de Gi\
d’nprès la Curie dr l'Etal Major
Ech. de î ; 2 i3 ooo
O " ' Te a
bords en sont conquis par la nature; elles se changent en lacs, puis en mareset finiront par disparaître. Quant aux affluents du fleuve, ceux des deux rivesdiffèrent singulièrement en importance, par l’effet même du déplacementde l’artère médiane du bassin dans la direction du nord. Les tributaires de larive gauche, laWernitz, l’Altmülil, la Naab , la Ilegcn,qui d’ailleurs ne sontpas alimentés par de grandes neiges, n’ont pu se développer que jusqu’àl’issue de leurs vallées de montagnes ou de collines, tandis que les affluentsalpins, l’Iller, le Lech, l’Isar, l’Inn , se sont prolongés dans la plaine, àcent et cent cinquante kilomètres des Alpes où ils ont pris naissance ; l’Innmême, cours d’eau supérieur au Danube par la masse liquide, mais de