COUCHES SAUNES, LACS DU MECKLENBLT.G ET DU PAYS DES MASURES. 787
Sur le versant méridional des liantes terres dn Mecklenburg , les lacssont fort nombreux, et même, en certains districts, le labyrinthe des eauxs’étend sur une surface aussi considérable nue l’ensemble des péninsules etdes isthmes qui les séparent. Plusieurs de ces lacs ne sont pas de simplescavités rocheuses graduellement séparées du bassin maritime lors de l’émer-sion des rivages. 11 en est qui semblent occuper le fond de gouffres d’effon-drement et l’on dit cpie la profondeur de quelques-uns dépasse 100 à 150mètres : on parle même de sondages faits à plus de 200 mètres 1 . S’il enétait ainsi, ces petits réservoirs riverains de la Baltique seraient plus creux
N° 190. — LACS DU PLATEAU DES MASURES.
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que la mer même dont ils faisaient partie jadis. Quant aux lacs du Mecklen-burg rapprochés de la mer, ce sont des fjords semblables jadis à ceux dela Norvège , du Labrador, de la Terre de Feu, mais actuellement dans leurpériode de transition entre l’état de golfe et celui de lleuve. Quelques-unsde ces réservoirs épanchent leurs eaux vers plusieurs rivières à la fois.Les cygnes sauvages viennent s’y abattre et la loutre s’y voit encore fré-quemment 2 .
Au sud des collines de la Poméranie , les eaux qui descendent vers laplaine s’amassent aussi en lacs et en étangs, mais c’est principalement à l’o-rient de la A istule, dans le pays des Masures, que la terre et l’eau semblentêtre confondues en un dédale immense. S’il est vrai qu’une partie du ter-ritoire des Masures « n’est riche qu’en pierres », ainsi que le dit uu pro-
' Meyn, Zeitschrift der deutschen geologischen Gesellschaft, Band IV, p. 584 ; — Bertihard Cotla,Deuischlancls Boden.
2 Jlitlheilungen von Pelermann, XI, 1800.