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représente politiquement, ils n’existent plus à l’élat distinct et leur languea disparu complètement depuis le milieu du dix-septième siècle. Maisl’idiome d’un peuple frère, les Lithuaniens, se [tarie encore dans l’angleextrême du territoire germanique, sur les deux rives de la Memel et parmiles Kurcn, dans la partie septentrionale de la Kurische Xchrung. Après' l'extermination des indigènes prussiens et lithuaniens par les chevaliers del’ordre Teutonique , les colons allemands n’eurent pas de peine à faire pré-valoir leur langue. Maintenant presque toute la population est germaniséedans le hassin inférieur du P regel ; elle l’est aussi dans les villes du bassinde la Memel et l’idiome lithuanien ne s’y maintient avec une certaine forcede résistance que dans les campagnes. C’est à 00 kilomètres seulement deKônigsbcrg, du côté de l’est, que se trouve le premier îlot de languelithuanienne ; au delà de ce petit groupe, les représentants de l’anciennepopulation se pressent en îles nombreuses, puis dans le voisinage de lafrontière, appuyés sur leurs frères de Russie , ils se présentent en corps denation. On sait que le lithuanien est, de tous les dialectes aryens, celuiqui se rapproche le [dus de l’idiome primitif île la race et qu’il possèdedes chants anciens d’une grande poésie. La plupart des Lithuaniens ont lachevelure d’une nuance foncée 1 .
Parmi les habitants de langue allemande qui peuplent la Prusse, ilen est beaucoup dont les ancêtres étaient de race étrangère. Lorsque,« par une heureuse rétribution de la destinée, » dit un auteur allemand *,il plut à Louis XIV de révoquer l’édit de Nantes , les protestants fugitifsvinrent en foule demander asile aux souverains des Etats protestants dunord de l’Allemagne ; grâce à eux, l’industrie, le commerce, le mouvementintellectuel reprirent leur élan; mais par cela même le centre de la civili-sation germanique se trouva déplacé : ce n’est plus en Souabc, comme auxtemps de la Renaissance, c’est en Prusse qu’il était désormais. Le grandélecteur Frédéric-Guillaume comprit, mieux que les autres princes alle-mands, combien il était nécessaire de restaurer son pays, que la guerreavait ruiné et partiellement changé en désert. 11 commença par attirer des
1 Population des provinces orientales de la Prusse (Brandenburg, Poméranie , Vieille-Prusse, Poz-nanie, Silésie) suivant les langues, en 1875 :
Kit (toit liab.'j
04,000
2,075,000
Tchèques et Moraves.
15,420,000 hab.
De dialectes slaves.
Polonais..Cassoubes
i U,vut.' r
12,000 »
150,000 »
5 « Glücklichs Austjleichung des Schicksals. » (Lôwenberg, Ans allen ]Velltheilen, \81 ( 2 , p. 155.)