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composent en grande partie de villas appartenant à des habitants de la citélibre. Les îles de l’Elbe ( Elbiccrder) renferment les riches prairies d’où« découle le lait » pour la grande ville, et les Yierlande ou « Quatre Pays »qui s’étendent au sud-est, autour du bourg de Bergedorf , sont le jardin et leverger de Ilainburg. Les Yierlânder, de belle et forte race, sont les des-cendants de colons hollandais qui s’établirent au douzième siècle dans unpays de marais, qu’ils ont su transformer en l’admirable campagne que l’onvoit aujourd’hui. Jusqu’en l’année 1867, le district des Yierlande apparte-nait conjointement à Lübeck et à Jlamburg; ce dernier État en est main-tenant le seul propriétaire.
Au bord de la mer et de la rade où ses navires attendent le vent pours’élancer au large, la république de Ilamburg possède l’avant-port deCuxhafen, très-utile en hiver quand l’Elbe est couverte de glaçons en avalde Ilamburg : on y construit de grands bassins, des quais et des jetées. Al’ouest de Cuxhafen se recourbe dans la mer le promontoire de Ritzebültel,où l’on voit encore des tombeaux et des vestiges de fortifications préhis-toriques et où s’élève le château du bailli, forteresse vieille de cinqsiècles, changée en résidence bourgeoise. La population totale de l’Étatn’atteint pas 400,000 habitants; mais l’agglomération des habitants autourdu bassin de l’Alstcr, à la fois sur le territoire de Ilamburg et de la Prusse,se compose de près d’un demi-million d’hommes 1 .
Lübeck , située comme Ilamburg à l’un des angles méridionaux de la pé-ninsule de Ilolstein, fut autrefois la ville la plus commerçante de l’Alle-magne et le chef-lieu des villes hanséatiques ; le fameux « droit de Lü-beck » était connu et respecté de Cracovie à Cologne , de Aovogorod àAmsterdam . Les Hottes réunies dans l’estuaire de la Trave pouvaient semesurer avec celles du Danemark et de la Suède ; plus de quatre-vingts citésà la fois se trouvèrent représentées dans la grande salle de 1’hôlel de villeà Lübeck : sans conquêtes, par le seul lien des intérêts, une république for-mée de communes éparses était devenue un des États les plus puissants del’Europe . Pourtant les cités unies n’avaient les unes sur les autres aucunmoyen de gouvernement direct ; seulement l’assemblée de la Hanse pouvait