NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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La plupart des (erres du lilloral du Schleswig seraient depuis longtempsemportées, si le travail de l’homme n’avait combattu la puissance des-tructive des Ilots. Les travaux d’endiguement ont lait à chaque île uneceinture de défense soutenue à l’intérieur par d’autres remparts. La côte dela terre ferme s’est bordée de digues et débarrassée des canaux naturels quidonnaient accès à la mer. Ainsi la péninsule d’Eiderstedl, qui s’étendaitjadis sur un espace deux fois plus grand, mais qui était remplie de couléeset de détroits, s’est assainie et défendue contre les assauts de la mer pardes digues ayant ensemble un développement de 500 kilomètres. Ceslevées, d’une hauteur moyenne de 8 mètres et d’une largeur de 0 à 8mètres à la base, ont été construites depuis la grande inondation de105i et l’on ne cesse de les consolider et de les appuyer sur des contre-digues pour sauver les vastes litige ou polders et les villages qu’elles enfer-ment. Seuls les îlots émergents connus sous le nom de halligcn sont à lamerci des eaux, qui tantôt en diminuent l’étendue, tantôt les accroissent pardes apports ue sables et d’argile. Les halligcn ne sont point endigués, etles maisonnettes y sont construites sur des tertres artiliciels, trop petits,trop souvent baignés d’un embrun salin, pour qu’on puisse meme y établirdes jardins ou des vergers; parfois, pendant les tempêtes, les cabanessont de toutes parts entourées d’écume; par-dessus les vagues jaunâtresles marins, qu’emporte le (lot, ne voient apparaître que des toits depaille, semblables à des épaves. Aux heures du reilux, les halligcn sontentourés de bancs de vase qui s’étendent à perle; de vue : à peine les insu-laires peuvent-ils apercevoir dans le lointain les fusées blanches de lamer qui se brise sur les plages extérieures. Alors même la traversée deswallon qui séparent les îles et le continent est périlleuse à tenter sans l’aided’un guide habile, connaissant tous les sables, tous les bancs de fange quicèdent sous le pas; il est quelquefois arrivé malheur aux « coureurs devases a [Hchlkklàufer) les plus expérimentés. Aussi n’est-il pas étonnantque la population abandonne de plus en plus les halligcn; tôt ou tard ilsdeviendront déserts et ne serviront plus qu’à la vaine pâture, à moinsqu’ils ne soient endigués à part ou rattachés au réseau des levées du con-tinent. 11 y a un siècle, environ 2000 personnes vivaient à demeure surces îles assiégées des Ilots; les habitants n’y sont plus maintenant qu’aunombre de quelques centaines.
Le laîte du Schleswig-Holstein étant peu éloigné de la côte, presque toutesles rivières du pays s’écoulent vers le golfe de Ilelgoland, en suivant lalongue pente occidentale : la plus grande partie de l’eau de pluie apportéepar les vents d’ouest revient à la mer du Nord, d’où elle s’était élevée sous