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Livre VII. L'Asie Orientale.
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4 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

permettant les relations de pays à pays, ont maintenu linitiative des peu-ples de lOccident et en ont fait les instructeurs des autres races.

Mais si les communications étaient faciles de la Chine du nord à celledu midi, et si les populations de la grande terre pouvaient cingler sanstrop de peine vers Formose et le Japon par les étroites avant-mers du Paci-fique, en revanche le monde de lAsie orientale apparaît presque entière-ment fermé du côté de louest. Il est vrai que dans 1 ' préhisto-

rique les ancêtres des Chinois, des Hindous, des Chaldéens, des Arabes durent être les voisins les uns des autres et se trouver en relations fré-quentes, puisque ces divers peuples ont hérité des mêmes conceptionsastronomiques et que la coïncidence des observa lions et des vues se pour-suit jusque dans les détails 1 : mais ces rapports de voisinage, expliquantune civilisation commune, ne peuvent avoir eu lieu quà une époque deplus grande humidité dans lAncien Monde, quand les régions actuellementdesséchées et désertes de lAsie centrale permettaient aux populations desversants opposés de se rapprocher davantage; alors le bassin du Tarim ,quassiègent, maintenant les sables et dont les oasis ne renferment quunefaible population, appartenait encore au monde aryen et la civilisation deses habitants se rattachait à celle de lInde 2 . Depuis que les nations grou-pées sur les deux pentes du Pamir ont descendre plus avant dans lesplaines, laissant sélargir entre elles les zones désertes et les steppes quetraversent seulement les pasteurs, les foyers de civilisation sc sont écartés:le centre vital de la Chine sest graduellement rapproché du Pacifique, taudisquun mouvement analogue saccomplissait en sens inverse vers loccidentde la Rabvlonie, vers lAsie Mineure cl la Grèce . Lisolement se lit desdeux côtés, et, pendant de longs siècles, milles relations de commerce,nuis échanges didées ne purent avoir lieu du versant oriental au versantméditerranéen du continent. Seulement de lointaines rumeurs apprenaientaux populations des deux extrémités de lAncien Monde que dautresnations habitaient par delà les lleuves et les lacs, les plateaux, les mon-tagnes, les forêts et les déserts, et limagination transformait les hommesde ces pays si éloignés en monstres bizarres ou terribles. Les deux civili-sations sc développaient des deux côtés du continent, sans se connaître,sans avoir dinfluence réciproque, suivant des évolutions parallèles etpourtant aussi distinctes lune de lautre que si elles étaient nées surdeux planètes dillerenles. Sans aucun doute, il fut un temps la Chine

1 Gaubil, Biot , Weber, I.assen, Whitney, etc.

1 Abel Rémusat, Histoire de la ville de Khotan; F. von Richthofcn, China