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L’extrémité occidentale de la chaîne au nord du Kaclnnir est .beaucoupmoins pauvre en eaux ruisselantes <pie le Kouenlun proprement dit. Encelte région, le faisceau des arêtes montagneuses et le plateau qui les portesont beaucoup moins larges que dans le Tibet. , et les neiges et les glacessont assez abondantes pour former sur le versant septentrional du lvara-koroum des rivières considérables qui s’échappent par les cluses duKouenlun pour aller serpenter dans les plaines de Kliotan et de Kachgar .Ainsi le à arkand-daria, déjà devenu fleuve puissant, traverse l’épais-seur du Pamir sud-oriental précisément à l’endroit où se rencontreraientles arêtes prolongées de l’Hindou-kouch et du Kouenlun. Plus à l’est,cette dernière chaîne s’ouvre en un délilé de 5U00 mètres de profondeurpour laisser passer le Kara-kach, principal afllucnt du Khotan-daria. Celterivière elle-même prend sa source bien au sud de l’axe principal duKouenlun et doit se frayer un chemin par une cluse de la chaîne aprèsavoir longtemps serpenté dans une vallée longitudinale; mais à l’estde ce cours d'eau, au nord des plateaux du Tibet , le Tcherlchen-dariaest la seule rivière qui ait un Ilot suffisant pour s’unir à d’autres courantset se changer en Meuve coulant à quelque distance dans les plaines. Sifaibles qu’elles soient maintenant, ces rivières ont pourtant accompli pen-dant le cours des âges d’énormes travaux d’érosion en creusant ou en dé-blayant les portes par lesquelles on descend des plateaux du Tibet vers la dé-pression du Tarim . En certaines parties de la chaîne bordière, la descentese fait d’une manière si graduelle le long de ces cours d’eau, que la pentene dépasse pas celle des roules ordinaires dans les pays de montagnes : d’a-près le dire des indigènes du Kholan, il serait même possible de faire envoilure la traversée de Kouenlun, tant cette liante chaîne offre des pentesdouces et des contours arrondis 1 . Un des géomètres hindous envoyés parMontgomerie a pu s’élever sans peine du Kliotan sur le plateau occidentaldu Tibet en remontant la vallée du Kiria jusqu’au seuil des hautes terres,situé à une grande distance en arrière de la chaîne, à une altitude de 4875mètres. D’autres passages permettent d’aborder le plateau du côté de l’orient,puisque les Dzoungares ont à diverses reprises fait des incursions dans leTibet en traversant les steppes et les déserts qui s’étendent au sud du Lobnor. Des pèlerins mongols prennent ce chemin pour se rendre à Lassa.
Le plateau septentrional du Tibet , inhabité ou visité seulement par despâtres dans la plus grande partie.de son étendue, est. resté la région lamoins connue des hautes terres de l’Empiie du Milieu, et les arêtes de ro-
1 Johnson, Journal of the Geoyraphical Society, 1807.